Mélenchon et le PS : la «rupture affective»

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Le Front de gauche va dresser un bilan de son mauvais score.

«Une rupture affective.» Le ton de Jean-Luc Mélenchon est profondément las. Le fossé entre le PS et lui était déjà profond. Cette fois, toute passerelle semble rompue. «Je ne les aurais pas crus capables de s'acharner toute une campagne contre moi, souffle le candidat du Front de gauche, éliminé dans la 11e circonscription du Pas-de-Calais. Surtout après tout ce que nous avons fait à la présidentielle.» Fort de 4 millions de voix au premier tour (11,1%), l'ex-candidat à la présidentielle avait lancé un appel sans réserve à battre Nicolas Sarkozy.

Mais, à Hénin-Beaumont, dimanche, Jean-Luc Mélenchon a été sévèrement battu par Marine Le Pen. À tel point qu'il n'aurait pas même pu se maintenir s'il l'avait souhaité face à l'autre candidat de gauche, le PS Philippe Kemel. Ce dernier a obtenu 23,5 % des voix, contre 21,48 % pour Mélenchon. Avec 42,88 % d'abstention... «Je n'attendais pas que les socialistes se désistent en ma faveur avant le premie

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