Mélenchon accuse Hollande de capitulation sans conditions

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JEAN-LUC MÉLENCHON ACCUSE LE PRÉSIDENT D'UN RALLIEMENT SANS CONDITIONS AU LIBÉRALISME
JEAN-LUC MÉLENCHON ACCUSE LE PRÉSIDENT D'UN RALLIEMENT SANS CONDITIONS AU LIBÉRALISME

PARIS (Reuters) - Le leader du Front de gauche Jean-Luc Mélenchon a accusé mercredi François Hollande de s'être rallié sans conditions à l'idéologie libérale en fustigeant les dépenses publiques et en ordonnant un plan massif de baisse d'impôts pour les entreprises.

Dans de qui est considéré par une partie de la presse comme un tournant "social-libéral", François Hollande a défendu mardi ses choix économiques pour faire face à la crise et confirmé les objectifs de la France en matière de baisse des déficits publics, même s'il a appelé les Européens à réfléchir au rythme de l'ajustement budgétaire.

Sur France 2, Jean-Luc Mélenchon, ancien candidat de la gauche radicale à la présidentielle, a parlé de "pédagogie du renoncement" en estimant que pour la première fois, un président de gauche avait vu les dépenses de l'Etat comme un fardeau et défendu la politique de "l'offre", le soutien de l'Etat aux entreprises, au lieu de partir de la demande.

"Pour ceux qui aiment les idées politiques, qui s'intéressent aux mots, qui vont au-delà des apparences, c'est (une) capitulation sans conditions", a-t-il dit.

"Pour la première fois, un homme de gauche dit à la télévision que l'Etat dépense trop, qu'il faut contracter la demande et surtout on entend une chose que peut-être seuls les spécialistes suivent vraiment, c'est que désormais la gauche se réclame la politique de l'offre", a-t-il ajouté.

Il a également critiqué le plan du gouvernement pour la "compétitivité" des entreprises, prévoyant de leur donner 20 milliards d'euros sous forme de crédit d'impôt, imputés en grande partie aux consommateurs sous forme d'une hausse de la TVA, avec l'idée qu'ainsi les dirigeants de sociétés vont créer de l'emploi.

Jean-Luc Mélenchon, qui pense qu'aucun emploi ne sera en fait créé avec cet argent, a condamné cette inflexion philosophique. "Nous, les gens de gauche, nous devrions dire qu'il faut vendre des marchandises de moins en moins coûteuses de manière à occuper un marché de plus en plus grand et pas partir de la demande ?", s'est-il demandé.

Pour le leader du Front de gauche, si François Hollande se rapproche de plus en plus de Nicolas Sarkozy, il ne faut pas pour autant perdre tout espoir.

"Il y a de plus en plus de points communs, mais tout n'est pas dit", a-t-il estimé.

Thierry Lévêque, édité par Marine Pennetier

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  • puck le mercredi 14 nov 2012 à 11:36

    Finalement c'est bien que ce soit les socialistes qui fassent avaler aux français la potion très amère car ils ne l'auraient pas accepté de la droite et après tout faut bien qu'ils corrigent l'erreur des 35 h et de la retraite à 60 ans qui ont été financés par la dette !

  • FD57 le mercredi 14 nov 2012 à 11:25

    Je pense comme toi frenchto, ce type est bon pour agiter son drapeau rouge, et exercer ses talents en Corée du Nord

  • farouxfr le mercredi 14 nov 2012 à 09:41

    C'est encore moins la gauche qui fera ce que la droite a bien été incapable de faire. Comment en sortirons-nous ? Les pieds devant...

  • ANOSRA le mercredi 14 nov 2012 à 09:19

    C'est Cantelou qui a raison: le Président normal a fait "langue de bois" en première langue, capable d'exprimer mensonge et vérité (dont il ne tiendra pas compte) dans la même la même phrase (poids de 57% de la dépense publique!). Et les journaleux gobent tout ça sans réagir, seuls les bons mots (pas d'addiction) les intéressent! C'est triste pour la France!!!