Mélenchon accuse Aubry d'avoir fait capoter les négociations

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Mélenchon accuse Aubry d'avoir fait capoter les négociations
Mélenchon accuse Aubry d'avoir fait capoter les négociations

PARIS (Reuters) - Jean-Luc Mélenchon a accusé lundi Martine Aubry d'avoir fait capoter les négociations entre le Parti socialiste, les écologistes et le Front de gauche sur les circonscriptions où le Front national fait peser un risque d'élimination de la gauche au premier tour des législatives de juin.

Les différents partis ont annoncé vendredi l'échec de ces négociations, que la première secrétaire du PS a attribué à des "désaccords" au sein du Front de gauche.

Martine Aubry "est venue en traînant les pieds, et elle a tout fait pour que ça ne marche pas", a estimé sur France 2 l'ancien candidat du Front de gauche à l'élection présidentielle, jugeant qu'elle avait "multiplié les prétextes" pour éviter les discussions.

"Je pense qu'elle ne veut pas (d'un accord), peut-être parce qu'elle est en compétition avec (le Premier ministre) Jean-Marc Ayrault et qu'elle aimerait bien que les choses dégénèrent entre le Front de gauche et le gouvernement, mais nous, on ne raisonnera pas sur des coups de sang. Nous sommes une force autonome, conquérante mais positive", a-t-il ajouté.

Jean-Luc Mélenchon a regretté que Martine Aubry ait évoqué des "désaccords" au sein du Front de gauche sur cet accord, une attitude qu'il a qualifiée lundi de "déloyale".

Le Front de gauche, coalition comprenant notamment le Parti de gauche (PG) et le Parti communiste français (PCF), avait proposé au PS et à Europe Ecologie-Les Verts de se désister sur une vingtaine de circonscriptions dites "à risque", sur un total de 29. D'après ce projet d'accord, six candidats de la coalition devaient se présenter au nom de toute la gauche.

Après l'échec des négociations, le PG, dont Jean-Luc Mélenchon est le président, a décidé de retirer deux de ses 105 candidats dans deux "circonscriptions critiques", dans l'Aube et en Moselle.

Le PCF a quant à lui précisé que ses candidats restaient "disponibles pour discuter localement" dans les circonscriptions où le risque d'élimination de la gauche au premier tour est très fort.

Chine Labbé, avec Jean-Baptiste Vey, édité par Yves Clarisse

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  • R.HERITI le lundi 21 mai 2012 à 15:21

    Mélanchon = Zola ?

  • M1765517 le lundi 21 mai 2012 à 14:51

    il ne raisonnera pas sur des "coups de sang", ah bon !

  • JR02 le lundi 21 mai 2012 à 14:43

    Le combat contre le FN?? Seule préoccupation?? Pauvre de nous si on en est la...rien de plus important??

  • R.HERITI le lundi 21 mai 2012 à 14:34

    plutot Mélanchon que celle qui nous a ruiné avec les 35 heures : Vous travaillerez moins et gagnerez autant ...On se rappelle de toi Martine ( j ai eu mon salaire gelé 3 ans ...)

  • SaasFee le lundi 21 mai 2012 à 14:09

    Ceux qui croient que FH va mener une politique de gauche seront les kokus de l'histoire.Martine se positionne quand à elle à gauche du PS, afin de reprendre les Rennes lorsque les électeurs de FH réaliseront qu'ils ont été faits kokus ! (dans quelques mois ? Quelques années ?)

  • M6784830 le lundi 21 mai 2012 à 14:03

    La peur au ventre