Meilleur premier semestre du S&P-500 depuis 1998

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LA CLÔTURE DES MARCHÉS AMÉRICAINS
LA CLÔTURE DES MARCHÉS AMÉRICAINS

par Ryan Vlastelica et Alison Griswold

NEW YORK (Reuters) - Wall Street a terminé la séance de vendredi sur une note baissière mais l'indice S&P-500 n'en a pas moins réalisé son meilleur premier semestre de 1998, avec un gain de 12,6%, grâce à ses records inscrits en mai à la faveur d'un rally porté par la politique de stimulation de l'économie de la Réserve fédérale.

La dernière séance de la semaine, du mois et du semestre a été instable, les investisseurs n'ayant pas trouvé grand motif à pousser un peu plus la Bourse après un rally de trois jours.

La Bourse a ouvert en baisse dans le sillage des technologiques puis a fluctué entre de fortes pertes et des gains modestes durant la plus grande partie de la séance.

Les pertes des financières et des technologiques ont pesé sur le marché mais ont été en partie compensées par les gains des "utilities" et des valeurs du secteur des produits de grande consommation.

Le Dow Jones a perdu 114,89 points (0,76%) à 14.909,60. Le S&P-500 a cédé 6,92 points (0,43%) à 1.606,28. Le Nasdaq Composite a gagné 1,38 point (0,04%) à 3.403,25. Sur la semaine, le Dow gagne 0,7%, le S&P 0,85% et le Nasdaq 1,4%.

Les trois indices terminent le mois dans le rouge, mettant un terme à sept mois haussiers d'affilée pour le S&P-500, qui cède 1,5%, et le Nasdaq (-1,5%) et six mois pour le Dow (-1,4%).

Sur le trimestre, le Dow progresse de 2,2%, le S&P de 2,3% et le Nasdaq de 4,2%.

Les analystes observent que la volatilité dans l'ensemble a diminué, les investisseurs se faisant à l'idée que le programme d'assouplissement quantitatif (QE) de la Fed devra bien s'achever à un moment ou à un autre.

La volatilité avait grimpé fortement la semaine dernière lorsque le président de la Fed Ben Bernanke avait laissé entendre que la politique de soutien à l'économie pourrait être revue d'ici la fin de l'année si la conjoncture le justifiait.

La journée a vu la publication de deux statistiques, donnant des visions divergentes de la situation économique.

La croissance de l'activité économique dans la région de Chicago a décéléré plus nettement qu'attendu en juin, tandis que le moral des ménages, bien qu'en léger recul par rapport à mai, est ressorti à un niveau supérieur à la première estimation et aux attentes du marché.

Aux valeurs, Blackberry a enregistré au premier trimestre une perte inattendue et risque d'avoir récidivé durant le trimestre en cours, ce qui a fait plonger son titre coté sur le Nyse de 27,8%.

Accenture a décroché de 10,3% et a fortement pesé sur le S&P-500 après avoir revu en baisses perspectives annuelles. Par contrecoup, son concurrent IBM a cédé 2,3%.

Wilfrid Exbrayat pour le service français

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