Médicaments : bataille entre Paris et Bruxelles

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Face à la législation européenne, la France essaie de garder la main sur l'autorisation des médicaments.

Larécente histoire des antidiabétiques Actos et Competact du laboratoire japonais Takeda a relancé la polémique. Suite au scandale du Mediator, le ministère de la Santé avait voulu, voilà quelques mois, reprendre la main sur ces fameuses autorisations de mise sur le marché (AMM). Avec en ligne de mire, un but affiché, celui de donner plus de pouvoir à la France pour qu'elle puisse décider elle-même (et non plus l'Europe) quels sont les médicaments qui peuvent avoir le droit d'être vendus en pharmacie. Seulement voilà, derrière cette intention politique, se cache une réalité : la législation.

Et le droit est toujours têtu. «Avec 27 états membres, ce n'est pas la peine de modifier les textes, confie un spécialiste du secteur. Quand le ministère a dit qu'il voulait le faire, nous, les juristes, on a rigolé. On savait très bien que ça allait être impossible.» Europe oblige, un pays ne peut décider seul de changer les textes de loi régissant les AMM.

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