Mediator : les raisons d'un si long sursis 

le
0
L'étude qui a contribué au retrait du médicament a mis près de neuf ans à être finalisée. Une durée incroyablement longue.

Est-ce la fin du feuilleton, du moins, de la première saison ? Désormais, presque toutes les pièces du puzzle Mediator s'assemblent. Mises bout à bout, elles permettent de comprendre pourquoi un médicament sans intérêt thérapeutique et aux effets secondaires graves a pu rester sur le marché français de 1976 à 2009.

En 1998, le 21 septembre,trois médecins de la Sécurité sociale écrivent au directeur général de l'Agence du médicament. Ils s'étonnent que la prescription de Mediator, un dérivé des amphétamines, ne soit pas encadrée alors que les amphétamines le sont depuis 1995. Toujours en 1998, différents comités techniques de pharmacovigilance à l'Agence du médicament (notamment ceux du 22 octobre et 17 décembre 1998) tirent eux aussi la sonnette d'alarme. Selon eux, le Mediator pose problème «en raison de l'analogie structurale avec la fenfluramine (dont le médicament est l'Isoméride, lui aussi produit par Servier et retiré du marchü/p>...

Lire la suite de l'article sur lefigaro.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant