Mediator : des auditions accablent le laboratoire Servier

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Le Figaro a consulté les interrogatoires réalisés cet été par les magistrats. Ils montrent que le groupe a menti sur la nature du médicament pour obtenir l'autorisation de mise sur le marché en 1973.

Depuis le début de l'affaire Mediator, le groupe Servier s'est défendu en expliquant que son médicament n'était pas un coupe-faim mais un antidiabétique. Objectif : récuser, entre autres, les accusations de tromperie sur la nature du produit. Car s'il était reconnu coupable d'avoir dissimulé la vraie nature de sa molécule en le faisant passer pour autre chose, Servier risquerait gros. A savoir une interdiction d'exercer.

Réalisées cet été par les magistrats en charge de l'instruction, les auditions des chercheurs aujourd'hui retraités mais qui étaient en poste à la fin des années 60 chez Servier, au moment des essais sur la molécule, jettent un pavé dans la marre. Et ne vont pas manquer de donner du fil à retordre aux avocats du groupe.

L'audition du 6 juillet à Toulouse de Jacques Duhault, âgé de 79 ans est instructive. Ce pharmacologue est l'un des découvreurs du Mediator en 1966. Après un doctorat en pharmacie, il entre chez Servier en 1961, la directrice d

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