Mediaset pourrait céder sa TV payante à Vivendi-sources

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 (Actualisé avec précisions, commentaires, cours de clôture) 
    par Giancarlo Navach 
    MILAN, 9 mars (Reuters) - Le groupe italien Mediaset 
 MS.MI , créé par Silvio Berlusconi, est sur le point de 
conclure la vente de ses activités de télévision payante à 
Vivendi  VIV.PA , a-t-on appris mercredi de trois sources 
proches du dossier.  
    Une telle opération permettrait à Vivendi de se développer 
sur deux fronts simultanés en Italie puisque le français est 
déjà le premier actionnaire de Telecom Italia  TLIT.MI .  
    Les discussions en cours sont conduites par l'administrateur 
délégué de Mediaset, Pier Silvio Berlusconi, fils de 
l'ex-président du conseil Silvio Berlusconi, et par le président 
de Vivendi, Vincent Bolloré, ont précisé les sources. 
    "Pier Silvio est déterminé à vendre et un accord pourrait 
être signé prochainement", a ajouté l'une d'elles. 
    Elle a également déclaré que Vivendi cherchait à racheter la 
totalité des 89% de Mediaset dans la filiale en les payant pour 
moitié en numéraire et pour le solde en actions Vivendi. 
    Le groupe français s'est refusé à tout commentaire.  
    Le solde du capital de Mediaset Premium est détenu par 
l'espagnol Telefonica  TEF.MC , entré au tour de table l'an 
dernier sur la base d'une valorisation totale d'environ un 
milliard d'euros.  
    Une autre source a expliqué que Mediaset et Vivendi 
pourraient aussi créer une coentreprise européenne dans les 
contenus avec pour objectif de "créer un acteur capable de 
rivaliser avec Sky au niveau européen". 
    Mediaset Premium perd de l'argent mais détient depuis 2014 
les droits de diffusion exclusifs en Italie des matches de la 
très convoitée Ligue des champions de football, acquis pour un 
montant estimé à 700 millions d'euros, ce qui lui assure un 
avantage commercial non négligeable sur son principal 
concurrent, Sky Italia  SKYB.L .  
    Certains banquiers jugent toutefois difficile de comprendre 
en quoi Mediaset Premium peut intéresser Vivendi, faute de 
synergies avec Canal+, la filiale de télévision payante du 
français. 
     
    MEDIASET EN FORTE HAUSSE EN BOURSE 
    D'autres banquiers et des analystes jugent néanmoins qu'un 
rachat de Mediaset Premium pourrait constituer une première 
étape en vue d'une opération plus importante pour Vivendi qui, 
fort d'un trésor de guerre de 6,4 milliards d'euros, pourrait 
avoir pour ambition de prendre le contrôle de Mediaset, voire de 
fusionner ce dernier avec Telecom Italia.  
    Certains observateurs notent néanmoins que convaincre la 
famille Berlusconi de réduire son influence sur la télévision 
pourrait être difficile, même si, à 79 ans, l'ex-homme 
d'affaires et ex-homme politique pourrait vouloir faire avancer 
sa succession.  
    Chez Telecom Italia, Vivendi a adopté dès l'an dernier une 
stratégie offensive, ce qui lui a permis d'obtenir quatre sièges 
sur 17 au conseil d'administration tout en augmentant 
régulièrement sa participation, portée récemment à 23,8%.  
    Certains médias ont rapporté la semaine dernière que le 
groupe français cherchait un remplaçant à l'administrateur 
délégué de l'opérateur, Marco Patuano.   
    Vincent Bolloré n'a toutefois pas encore détaillé ses 
ambitions pour Telecom Italia, un flou qui favorise les 
spéculations sur de possibles rapprochements dans les médias ou 
avec d'autres opérateurs de télécommunications.  
    A la Bourse de Milan, tandis que Mediaset gagnait 6,8%, 
l'action Telecom Italia a pris 1,55% mercredi au lendemain des 
déclarations de François Hollande, le président français, à 
l'occasion d'un déplacement à Venise, sur de possibles 
coopérations franco-italiennes dans certains secteurs, dont les 
télécoms.  
    Le président du Conseil italien, Matteo Renzi, a quant à lui 
déclaré qu'il accueillerait favorablement tout investissement 
sérieux, créateur d'emploi et susceptible de favoriser la 
croissance. 
    Quelques heures plus tôt, le PDG d'Orange  ORAN.PA , 
Stéphane Richard, avait déclaré que son groupe étudierait la 
possibilité d'un accord avec Telecom Italia s'il était 
sollicité, tout en précisant qu'il ne s'agissait que d'une 
hypothèse.   
     
 
 (avec Gwenaëlle Barzic à Paris et Sophie Sassard à Londres; 
Marc Angrand pour le service français, édité par Véronique 
Tison) 
 

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