Médecins en grève : le tiers payant pour tous, c'est pas gagné

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Médecins en grève : le tiers payant pour tous, c'est pas gagné
Médecins en grève : le tiers payant pour tous, c'est pas gagné

Après la grève des gardes et les fermetures de cabinets pendant les fêtes, les médecins remontent au front. Plusieurs syndicats appellent à une nouvelle fermeture des cabinets aujourd'hui et demain. Et, surtout, poussent leurs adhérents à observer une « grève administrative ». Comment ? En remisant les cartes Vitale et en ayant recours aux bonnes vieilles feuilles de soins papier afin d'engorger les services de l'Assurance maladie et mettre la pression sur le gouvernement et sur son projet de loi santé qui sera examiné par les députés en avril.

Parmi les points qui fâchent, la généralisation du tiers payant, qui sera obligatoire en 2017. Attachés à leur liberté de prescription, les médecins redoutent que cette réforme ne soit synonyme de surcroît de travail administratif, de surveillance accrue, de dévalorisation de leur profession et de surconsommation médicale.

La ministre de la Santé, Marisol Touraine, justifie son projet par une difficulté d'accès aux soins des Français dont un tiers renonce au moins une fois par an à des soins, faute d'argent. Pour la ministre, la généralisation est d'autant plus faisable que d'autres professions s'y sont mises depuis longtemps : infirmiers, pharmaciens, kinés, laboratoires de biologie... Elle est enfin appliquée au Canada, au Japon, en Israël et dans trois autres pays européens (Allemagne, Autriche, Pays-Bas).

A la demande de la ministre, l'inspection générale des affaires sociales (Igas), s'est penchée sur la mise en place du tiers payant. Son rapport de juillet 2013 conclut que celle-ci est réalisable moyennant certains aménagements et... un peu de temps.

Alors, où est le problème ? D'abord, dans la résistance au changement qui caractérise beaucoup de professions. Les médecins l'avaient démontré lors de la mise en place de la carte Vitale. Ensuite, les relations tendues entre la ministre et les médecins libéraux qui se sentent dans le collimateur depuis son ...

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  • benoitdh le lundi 5 jan 2015 à 12:59

    je comprends les médecins généralistes payés au prix d'un coiffeur pour hommes et qui vont devenir salariés d'un organisme en faillte