Médecins brutaux : comment on en est arrivé là

le , mis à jour à 08:05
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Médecins brutaux : comment on en est arrivé là
Médecins brutaux : comment on en est arrivé là

« Il n'y a aucune raison que les médecins, qui comptent la même proportion d'imbéciles que la population générale, soient tous de grands humanistes. » C'est un médecin qui le dit. Si chacun d'entre nous a dans sa propre histoire un souvenir médical maltraitant, est-ce juste faute d'avoir rencontré le bon ?

 

Des études qui manquent d'humanité

A Montréal (Canada), raconte Martin Winckler, les patients qui souffrent de maladies chroniques sont intégrés à l'enseignement pour expliquer leurs besoins aux futurs médecins. Cette présence de patients experts au discours structuré serait la bienvenue dans le cursus des facs françaises, juge le jeune généraliste Baptiste Beaulieu, coqueluche des réseaux sociaux avec son blog « Alors voilà, journal de soignants-soignés réconciliés » et auteur de « la Ballade de l'enfant gris » (Ed. Mazarine). Il se souvient avoir eu « une petite heure de cours à peine sur la consultation d'annonce d'une maladie grave... en plus de dix années d'études !  »

 

Trop de technique

Des malades, l'étudiant en médecine passe pourtant son temps à en voir, en stages à répétition. Mais « sauf à avoir des maîtres eux-mêmes pétris d'humanité, dès l'enseignement, on le centre sur les symptômes et les dysfonctionnements d'organes », confirme la pédo-psychiatre Anne Revah-Levy (auteur, avec Laurence Verneuil, de « Docteur, écoutez  », Ed. Albin Michel). La pratique est ensuite à l'avenant : « On préfère se concentrer sur le dossier médical, les analyses et les examens complémentaires que de prendre le temps d'écouter celui, en face, qui vit et peut mieux que quiconque dire sa maladie », déplore-t-elle.

 

Abus de pouvoir

Le patient ne se sent pas forcément sur un pied d'égalité en consultation. Sa faiblesse, c'est déjà d'être malade. Sa posture, alité dans une chemise trop ouverte ou carrément dénudé sur une table de consultation, le fragilise. ...

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  • frk987 il y a 2 mois

    Médecin compatissant et médecin tout court, c'est incompatible au même titre que le garagiste qui examine une bagnole, une épave, c'est réparable oui ou non...le reste c'est de la littérature. Et heureusement pour eux ils y laisseraient leur santé mentale. Pour eux vous êtes de la viande et vous traitent comme le véto un animal.