Mayotte : nouvelles tensions après l'expulsion sauvage de plus de 500 «étrangers»

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Mayotte : nouvelles tensions après l'expulsion sauvage de plus de 500 «étrangers»
Mayotte : nouvelles tensions après l'expulsion sauvage de plus de 500 «étrangers»

Plus de 500 personnes chassées de leur domicile par des habitants de Mayotte ce week-end dorment depuis sur la place de la République de Mamoudzou (chef-lieu de l'île). La plupart de ces familles sont d'origine comorienne en situation régulière sur le territoire. Des « bangas », habitations de fortune, en tôle ou en terre, ont été détruites.

De nombreuses associations mahoraises se sont mobilisées depuis dimanche pour recenser les personnes expulsées: 527 personnes sont dans l'attente d'un relogement d'urgence, selon le dernier recensement effectué mardi après-midi. La Croix-Rouge, et de nombreux habitants, sont venus apporter de la nourriture et des biens de première nécessité pour les enfants.

Elles ont été délogées de force par des collectifs d'habitants des communes du sud et du nord de Mayotte qui appelaient à chasser « les étrangers » de leurs villages, accusant « l'immigration clandestine » de « vols, agressions et meurtres au quotidien ».

POUR COMPRENDRE. Démographie, salaires, chômage... la situation de Mayotte passée au crible

Dans un communiqué commun publié mardi soir, le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve et la ministre des Outre-mer George Pau-Langevin ont condamné ces violences. « De tels comportements n'ont pas leur place dans la République. Tous les individus impliqués, dont l'enquête devra établir l'identité, devront rendre compte de leurs actes devant la justice », ont-ils affirmé. Les ministres ont précisé que « 221 gendarmes et 499 policiers, renforcés par 102 gendarmes mobiles, soit 822 policiers et gendarmes au total » étaient « mobilisés pour rétablir l'ordre républicain, mettre fin à ces exactions inadmissibles et protéger l'ensemble de la population de Mayotte ».

Malgré ces avertissements, la tension pourrait encore monter d'un cran. D'autres expulsions sont pourtant prévues dimanche à M'tsamboro (nord de Mayotte) et le 5 juin à Kani-Kéli ...

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  • M7097610 il y a 7 mois

    si cazevieille faisait son boulot, les habitants ne seraient pas obligés de le faire eux mêmes ! A sa place, je me ferais tout petit et redoublerais d'efforts. Le socialiste n'assume jamais sa nullité, il accuse la terre entière sauf lui

  • M8252219 il y a 7 mois

    Laxisme total du gouvernement, honte à Cazeneuve les habitants de Mayotte obligés de faire le travail des forces de l'ordre.

  • M5723741 il y a 7 mois

    Voilà où le laxisme des autorités françaises mène.