May avare en détails sur le "Brexit" à son premier Conseil européen

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    * La Première ministre confirme aux 27 son calendrier de 
sortie 
    * Elle souhaite un divorce "en douceur et ordonné" 
    * D'ici là, le Royaume-Uni jouera pleinement son rôle 
 
 (Actualisé avec citations) 
    par Elizabeth Piper et Noah Barkin  
    BRUXELLES, 21 octobre (Reuters) - Pour son premier sommet 
européen, la Première ministre britannique Theresa May a 
présenté jeudi aux dirigeants de l'UE, puis vendredi au 
président de la Commission, ses projets en vue de la sortie de 
la Grande-Bretagne de l'Union européenne. 
    Peu de détails encore sur ce processus inédit, qui sera 
déclenché par l'activation d'ici fin mars 2017 de l'article 50 
relatif à la sortie de l'UE décidée le 23 juin par référendum, 
ce qui donnera le coup d'envoi de deux ans de négociations. 
    Theresa May a répété qu'il n'y aurait pas de deuxième 
référendum et s'est prononcée en faveur d'une sortie "en douceur 
et ordonnée". 
    Les négociations "prendront du temps" et des "moments 
difficiles" sont à prévoir, avec l'objectif de trouver les 
termes d'un accord "juste", a-t-elle dit vendredi devant la 
presse, avant un déjeuner avec le président de la Commission 
européenne, Jean-Claude Juncker. 
    Une fois le divorce prononcé, Londres entend rester un 
"proche" partenaire de l'Union européenne, avec laquelle elle 
entend nouer une relation "mûre et coopérative". 
    Theresa a répété que tous les pays avaient le droit de 
contrôler leurs frontières et que le Royaume-Uni allait 
continuer à plaider pour la liberté commerciale.  
    Lors du dîner à 28 jeudi soir, l'intervention de la Première 
ministre n'a été suivie d'aucun débat.  
    "May est restée fidèle à ses notes", a rapporté un 
diplomate, se faisant l'écho de la frustration perceptible dans 
certaines capitales européennes face au flou persistant quant à 
la nature de la future relation entre la Grande-Bretagne et 
l'UE.     
    Un vif débat secoue aussi le royaume, jusqu'au sein même du 
gouvernement, sur les termes du divorce à venir.  
     
    "BREXIT DUR" 
    Theresa May a récemment laissé entendre qu'elle comptait 
permettre à Londres de reprendre le contrôle de sa politique 
d'immigration, y compris en provenance de l'Union européenne, ce 
qui serait contraire au principe de libre circulation au sein de 
l'UE, l'un des quatre grands principes du bloc.  
    Une telle initiative exposerait la Grande-Bretagne à perdre 
son accès au marché unique européen, ce qui suscite l'inquiétude 
des milieux d'affaires britanniques, en particulier dans le 
secteur financier. 
    Une telle issue est qualifiée de "Brexit dur" et François 
Hollande a mis en garde la chef du gouvernement britannique. 
    "Moi je l'ai dit très fermement : Madame Theresa May veut un 
Brexit dur, les négociations seront dures", a dit le président 
français dès son arrivée à Bruxelles. 
    Donald Tusk, le président du Conseil européen, a abondé dans 
ce sens. 
    "Les principes de base, c'est-à-dire le marché unique et 
l'indivisibilité des quatre libertés, resteront le socle de 
notre position", a-t-il dit. 
    Le Français Michel Barnier a été désigné négociateur en chef 
de la Commission européenne pour le "Brexit". 
    D'ici la sortie l'UE, le Royaume-Uni entend faire pleinement 
entendre sa voix au sein de la famille européenne, appelée à se 
recomposer. "Nous allons continuer à jouer notre rôle, comme je 
l'ai fait, assise à la table", a assuré Theresa May  
    Alors que les Britanniques se préparaient à un sommet 
difficile, un collaborateur de Theresa May a qualifié l'ambiance 
de "constructive" et a rapporté que la Première ministre s'était 
efforcée de montrer que la Grande-Bretagne restait un membre 
actif de l'UE en soutenant le principe de mesures contre la 
Russie au sujet de la Syrie.   
    Selon des diplomates européens, Theresa May est intervenue à 
plusieurs reprises jeudi soir, sur la Syrie mais aussi sur la 
gestion des migrants, un thème qui rentrait dans le cadre de ses 
compétences lorsqu'elle était ministre de l'Intérieur. 
    Lors d'une discussion au sujet des projets définis en son 
absence le mois dernier lors d'un sommet des 27 autres pays de 
l'UE, Theresa May a pris la parole pour réclamer que la 
Grande-Bretagne ne soit pas exclue des décisions prises au sein 
de l'Union tant qu'elle en serait membre. 
 
 (Avec Elizabeth Pineau, édité par Yves Clarisse) 
 
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  • M9425023 il y a un mois

    Nissan est bien confiant d'envisager une extension aux UK sur une simple promesse de TMay. C'est très très mal barré !