Maxime Spano : merci pour ce moment.

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Maxime Spano : merci pour ce moment.
Maxime Spano : merci pour ce moment.

Débarqué de CFA2 en début de saison, Maxime Spano découvrait la Ligue 1 dimanche à Lille. La découverte aura duré 39 secondes, le temps d'un carton rouge et d'un pénalty provoqué. Mais à 20 ans, le défenseur a encore le temps de se relever.Il paraît qu'on n'oublie jamais sa première fois. Maxime Spano aimerait bien pourtant. Ce Lille – Toulouse a débuté depuis une trentaine de secondes quand le Roumain Grigore laisse filer dans son dos Origi. En catastrophe, Spano tente une intervention de la dernière chance sur l'attaquant du Losc. Est-ce son adversaire qui va trop vite ou lui qui a une demi-seconde de retard au décollage ? A l'arrivée, il manque de trébucher et déséquilibre Origi. Pénalty (raté par Bassa) et carton rouge, Freddy Fautrel applique sans sourciller la double peine. Voilà, c'est fini. Tout est allé beaucoup trop vite. Le mauvais geste, au mauvais endroit et au (très) mauvais moment. Aucun ballon touché, une faute commise, une expulsion et 39 secondes, Maxime Spano connaît le goût de la Ligue 1. Un goût aussi acide que court en bouche.

"Est-ce que j'en veux à Spano ? Non, pas du tout. Tout le monde fait des erreurs. Avant lui, sur la même action, on perd encore deux-trois duels ", pointe Pantxi Sirieix, plus de dix ans de boîte et pas l'envie de charger le bizuth. Avant d'être coupable, le stoppeur de 20 ans est d'abord la victime collatérale d'une défense sans repère. A quatre ou de nouveau à trois comme à Lille, les Toulousains sont devenus indéfendables, perdus dans un système trop ambitieux pour eux, victimes des blessures, des hésitations de leur entraîneur qui ne sait plus dans quelle langue parler à un groupe où se bouscule 15 nationalités. Fidèle à ses principes, Alain Casanova a refusé de charger le poids de la défaite (3-0) sur l'arbitre. "J'ai revu les images je pense que l'arbitre ne s'est pas trompé. On peut penser que c'est dur mais ce n'est pas un scandale qu'il ait sifflé." René Girard peut prendre note.
Un profil à la Rami
Avec Spano, l'entraîneur toulousain a tenté un coup. Spajic et Yago envoyés en réserve, Veskovac laissé sur le banc, Casanova a donné sa chance à un garçon recruté pour faire le nombre en début de saison. Arrivé de l'AS Pennoise en CFA2 après un passage par le centre de formation de Nîmes, le natif d'Aubagne débarque sur la pointe des pieds. Sixième dans la hiérarchie des défenseurs, il ne doute pourtant pas de ses qualités. "Je suis athlétique, je vais vite, je lis bien le jeu, j'ai une bonne première relance et je suis très bon dans les duels", annonce-t-il. Son coach ne demande qu'à voir ce que le nouveau a dans le ventre. Les...



Il paraît qu'on n'oublie jamais sa première fois. Maxime Spano aimerait bien pourtant. Ce Lille – Toulouse a débuté depuis une trentaine de secondes quand le Roumain Grigore laisse filer dans son dos Origi. En catastrophe, Spano tente une intervention de la dernière chance sur l'attaquant du Losc. Est-ce son adversaire qui va trop vite ou lui qui a une demi-seconde de retard au décollage ? A l'arrivée, il manque de trébucher et déséquilibre Origi. Pénalty (raté par Bassa) et carton rouge, Freddy Fautrel applique sans sourciller la double peine. Voilà, c'est fini. Tout est allé beaucoup trop vite. Le mauvais geste, au mauvais endroit et au (très) mauvais moment. Aucun ballon touché, une faute commise, une expulsion et 39 secondes, Maxime Spano connaît le goût de la Ligue 1. Un goût aussi acide que court en bouche.

"Est-ce que j'en veux à Spano ? Non, pas du tout. Tout le monde fait des erreurs. Avant lui, sur la même action, on perd encore deux-trois duels ", pointe Pantxi Sirieix, plus de dix ans de boîte et pas l'envie de charger le bizuth. Avant d'être coupable, le stoppeur de 20 ans est d'abord la victime collatérale d'une défense sans repère. A quatre ou de nouveau à trois comme à Lille, les Toulousains sont devenus indéfendables, perdus dans un système trop ambitieux pour eux, victimes des blessures, des hésitations de leur entraîneur qui ne sait plus dans quelle langue parler à un groupe où se bouscule 15 nationalités. Fidèle à ses principes, Alain Casanova a refusé de charger le poids de la défaite (3-0) sur l'arbitre. "J'ai revu les images je pense que l'arbitre ne s'est pas trompé. On peut penser que c'est dur mais ce n'est pas un scandale qu'il ait sifflé." René Girard peut prendre note.
Un profil à la Rami
Avec Spano, l'entraîneur toulousain a tenté un coup. Spajic et Yago envoyés en réserve, Veskovac laissé sur le banc, Casanova a donné sa chance à un garçon recruté pour faire le nombre en début de saison. Arrivé de l'AS Pennoise en CFA2 après un passage par le centre de formation de Nîmes, le natif d'Aubagne débarque sur la pointe des pieds. Sixième dans la hiérarchie des défenseurs, il ne doute pourtant pas de ses qualités. "Je suis athlétique, je vais vite, je lis bien le jeu, j'ai une bonne première relance et je suis très bon dans les duels", annonce-t-il. Son coach ne demande qu'à voir ce que le nouveau a dans le ventre. Les...




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