Maxime Mermoz : " Etre performant et vite (s)e fondre au milieu de l'équipe "

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Maxime Mermoz : " Etre performant et vite (s)e fondre au milieu de l'équipe "
Maxime Mermoz : " Etre performant et vite (s)e fondre au milieu de l'équipe "
De retour dans le XV de départ des Bleus pour le match contre l'Argentine samedi au Stade de France, Maxime Mermoz veut saisir la chance qui lui est donnée et montrer qu'il a mûri.

Maxime Mermoz, vous faites votre retour dans le XV de départ...
C'est un retour. C'est la continuité du travail du début de saison et du groupe France. Il y a un bon groupe, une bonne dynamique et je pense qu'on a tous un rôle à jouer dans cette équipe.

Aviez-vous peur de ne pas jouer du tout et de ne pas être titulaire ?
Je n'avais pas peur mais tout est possible dans le sport.

Abordez-vous cette sélection comme les autres sélections ?
Je pense qu'aujourd'hui beaucoup de choses ont mûri. Au fur a mesure, je pense qu'on aborde les matchs et même notre sport différemment. L'arrivée de mon fils a pu contribuer à une maturité mais je pense que c'est l'enchainement des saisons, côtoyer d'autres joueurs, qui font qu'on attaque les saisons d'un autre angle, qu'on travaille différemment. On essaie de faire évoluer les choses parce qu'on ne peut pas stagner, on a toujours besoin de travailler pour avancer.

Les Argentins Hernandez et Bosch sont deux centres de haut niveau international. L'un des deux vous pose-il plus de problèmes ?
Les deux sont dangereux. Les deux sont très bons dans les duels. Ils aiment aussi utiliser leurs pieds. Ils sont mobiles, rapides. Ce sont des mecs qui ont l'habitude du haut niveau. Ils se sont en plus fait les dents avec le Four Nations, où ils ont été performants. Bosch a bien rebondi aux Saracens. Ils sont en pleine confiance. Là, ils viennent de gagner en Italie, alors que leur match le plus important c'était contre nous. Evidemment que ce sont deux grands joueurs. Hernandez va rejoindre Toulon. Il faut prendre en compte leurs qualités.

Qu'est-ce qu'un match plein ?
Un match plein, c'est déjà répondre présent dans l'engagement, défensivement, dans les rucks. Le peu de ballons qu'on peut avoir, il faut essayer de les jouer le plus juste possible.

« Une sélection, quel que soit le moment de la saison, j'ai comme objectif d'y être »

Vous insistez tout de suite sur la défense...
La défense c'est l'engagement. Dans un match de haut niveau, si tu n'as pas l'engagement physique, si tu aimes jouer au ballon, ça ne s'ouvre pas comme ça. Ca se vérifie de plus en plus avec les matchs de très haut niveau. On voit les défenses de plus en plus en place. Et en attaque c'est compliqué de trouver les solutions. Il faut souvent attendre la deuxième mi-temps - ou les ballons de récup' ou quelques récupérations de jeu au pied - mais la base c'est le combat. Évidemment vous allez me dire que par le passé, je me suis plus concentré sur le jeu avec le ballon mais j'ai toujours essayé de répondre présent dans ce jeu au sol et défensivement. Déjà à Toulouse, défensivement ça se passait très bien. Il faut encore répondre présent tous les week-ends end et être agressif.

Cette nouvelle sélection arrive-t-elle au bon moment ?
Une sélection vient toujours au bon moment. Il n'y a pas de moment pour les sélectionnés. Evidemment c'est toujours une déception quand tu ne pars pas en tournée. Aujourd'hui c'est peut-être un mal pour un bien pour des raisons physiologiques et mentales. Mais une sélection, quel que soit le moment de la saison, j'ai comme objectif d'y être. Evidemment on parle de la Coupe du monde, entre temps il y avait cette tournée et à court terme il y a quand même le Tournoi qui, je pense, sera très relevé. On a vu les équipes européennes répondre présent face aux nations du Sud.

Vous êtes dans une rotation avec Alexandre Dumoulin ou il y a cette idée de s'installer au poste ?
Je n'en suis pas encore à cette étape. Je pense surtout à être performant et vite me fondre au milieu de l'équipe, qui a gagné ses deux premiers matchs. Mais je pense qu'en essayant d'être performant tous les week-ends, c'est pour faire la même chose en équipe de France. Après, quand il y a un groupe, il y a toujours besoin de tous les éléments. On n'est à l'abri de rien et je pense que c'est bien d'impliquer tout le monde.

Aviez-vous perdu confiance ?
Non. Même l'an dernier, lors de la tournée de novembre, je n'ai pas joué et cela ne m'a pas fait perdre ma confiance. Mon club m'a quand même fait confiance et encore aujourd'hui. Je sais m'évaluer, je sais ce que j'ai à travailler, mes points forts, mes points faibles. J'essaie d'être le plus juste avec moi-même.

Y a-t-il une forme d'émulation avec les joueurs qui reviennent, comme Maxime Médard ?
Je ne sais pas. Aujourd'hui le haut niveau, je pense aussi que c'est de la maitrise. Je ne suis pas là à tourner en rond dans ma chambre ou à être tout excité. Je le prends comme un match de rugby et j'essaie de réfléchir à ce qu'il faut mettre en œuvre pour être performant. Et c'est la même chose tous les week-ends, que ce soit sous le maillot de Toulon ou chez les Bleus. Evidemment quand ça fait six mois-un an qu'on n'a pas joué avec les Bleus, on a toujours envie de faire plus ; ça on verra samedi soir à 21h.

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