Maxime Médard : " Je profite au maximum de tout ce qu'on me donne "

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Absent depuis novembre 2014, Maxime Médard a retrouvé le XV de France depuis l'arrivée de Guy Novès aux commandes. L'arrière ou ailier du Stade Toulousain veut profiter au maximum de cette nouvelle chance qu'on lui donne.

Maxime Médard, on ne vous avait pas encore vu devant la presse depuis le début du Tournoi. Dans quel état d’esprit êtes-vous ?
Je prends beaucoup de plaisir, je retrouve des bonnes sensations. J’essaye de profiter au maximum de tout ce qu’on me donne.

Etait-ce un objectif de revenir pour ce Tournoi ?
C’est dans la tête de chaque joueur qui a connu l’équipe de France. Forcément, j’avais à cœur de faire partie de cette première liste au début. J’ai eu la chance de faire des bonnes performances en club grâce à mon équipe. Même si en coupe d’Europe ça a été plus compliqué, en championnat ça s’est bien passé. C’est grâce à mon équipe que j’ai pu revenir en équipe de France. C’est important d’être là, au bon moment. Je profite au maximum.

N’y a-t-il pas un goût de revanche ?
Je suis loin de tout ça. J’ai été déçu de ne pas avoir été appelé à la Coupe du monde. Ça fait partie de la vie d’un sportif de haut niveau d’avoir des échecs. J’ai appris. Cela m’a permis de grandir encore un peu. Ce n’est pas une revanche, c’est juste la récompense du travail de mon équipe et de mon travail personnel.

Quelles sensations gardez-vous de ces deux premiers matchs du Tournoi ?
Ça a été très compliqué. On a pris du plaisir à gagner ces matchs. Ces victoires ont été difficiles mais elles comptent plus qu’autre chose. On gagne dans les dix dernières minutes contre l’Italie et aussi contre l’Irlande. Ce sont des victoires qui vont compter pour la suite.

« Il va falloir faire plus attention à la discipline »

Ce match contre le pays de Galles est-il un match charnière pour vous ?
Pas pour moi. On pense plus à l’équipe qu’à une performance individuelle. Ce qui compte, c’est qu’on essaie de faire un résultat là-bas. Le pays de Galles est une grande équipe. On va essayer de mettre notre jeu en place comme face à l’Italie et l’Irlande et de mettre à mal cette équipe galloise. C’est le premier déplacement. Il va falloir faire plus attention à la discipline et sortir du contexte « stade fermé, ambiance de folie ».

Il y a eu pas mal de provocation de la part de la presse galloise, mais également du staff du XV du Poireau. Warren Gatland expliquait par exemple que tous les joueurs gallois passés par le Top 14 avaient régressé en termes de niveau. N’ont-ils pas peur de vous ?
Honnêtement, je ne lis pas la presse sportive. S’il a dit ça, il doit le penser. Je ne vais pas polémiquer sur ça. On a un championnat long. On sait tous qu’il est compliqué de faire une saison sans blessure, s’entraîner à 100%, c’est compliqué.

C’est directement de la provocation envers l’équipe de France. Comment le prenez-vous ?
Très bien. Ça fait partie du jeu. On n’est pas dans la provocation. On essaie de construire une équipe et de gagner. La polémique, ce n’est pas pour nous.

Gatland dit aussi que l’équipe de France sous Novès impressionne. Avez-vous l’impression que les Bleus ont progressé après ces deux premiers matchs ?
On progresse, mais tout n’est pas parfait. Dire que l’on fait peur, je ne pense pas. On a encore beaucoup de choses et de repères à apprendre. Contre l’Italie, on passe à côté pendant une mi-temps. Pareil pour l’Irlande. On a faillait perdre le match à chaque fois. On essaye de s’occuper de nous, mettre notre jeu en place puis on verra.

« Vakatawa apprend très vite, il écoute bien. C’est un grand joueur »

Est-ce un avantage pour la confiance d’avoir joué les deux premiers matchs à la maison ?
Bien sûr, pour travailler sereinement. On a eu moins de critiques de la part de la presse, c’est cool. On peut travailler, pas tranquillement je dirais, mais on fait des entraînements sérieusement avec beaucoup de rigueur et d’application. On n’a que 3/4 jours pour préparer ce match. Ce n’est pas évident. Il y a des joueurs qui ont joué samedi, d’autres dimanche. La plupart des Gallois étaient au repos. Il va falloir faire attention. On a essayé de bien préparer ce match. On verra.

Virimi Vakatawa redécouvre le rugby à XV après un passage à VII. Quel est votre rôle en tant qu’arrière d’expérience qui connaît le rôle d’ailier, dans le replacement défensif ?
On m’avait demandé la première semaine de beaucoup lui parler au niveau de la défense et du repli défensif. Au niveau de l’attaque, il a ses qualités et franchement, je n’ai rien à lui expliquer (rires). J’ai essayé de lui donner le peu d’expérience que j’ai. Contre l’Italie et l’Irlande, il fait une défense parfaite. Il apprend très vite, il écoute bien. C’est un grand joueur.

Avez-vous été surpris par l’assimilation rapide de certains systèmes de replacements de sa part ?
Oui. A l’époque, quand il jouait au Racing, les gens disaient que la défense n’était pas sa grande qualité. Puis il est passé à VII, puis de nouveau à XV. Ce n’est pas évident. Il m’a impressionné. Il était beaucoup à l’écoute. Il n’y a rien à dire. C’est quelqu’un qui apprend rapidement.

Vous parlez de ce premier déplacement. Qu’est-ce que cela change dans l’approche d’un match dans le groupe et dans le staff ?
Ce qui change, c’est la discipline où il va falloir faire plus attention. Quand on joue à la maison, parfois, des fautes ne sont pas forcément sifflées. Le public va pousser derrière… C’est un match chez eux, stade fermé, avec les feux d’artifice et tout ça… Il faut tout oublier et penser à ce qu’on doit faire sur le terrain.

Cette ambiance vous plait ?
Je vais essayer de penser à mon match d’abord. J’ai eu la chance de jouer dans ce stade en coupe d’Europe. Il n’y avait pas les feux d’artifice (rires). Je n’ai pas connu cette ambiance, on verra. Il va falloir vraiment se concentrer sur ce qu’on peut faire sur le terrain. Il faut oublier tout ce qu’il y a autour.

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