Maxime Bossis : "Cruijff était mon modèle absolu"

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Maxime Bossis : "Cruijff était mon modèle absolu"
Maxime Bossis : "Cruijff était mon modèle absolu"

Comme Michel Platini, Maxime Bossis est né en 1955 et fête aujourd'hui ses soixante ans. "Le grand Max" a traversé l'histoire du football français à travers son renouveau en 82, sa représentation d'un football idéal sous la coupe d'Arribas et Suaudeau à Nantes, mais aussi ses tragédies. Entretien chaussettes baissées.

Que reste-t-il du gamin que vous étiez à Saint-André-Treize-Voies en Vendée ? Il me reste les souvenirs d'un enfant qui débute le football dans un tout petit club. À cette époque, on commencait à jouer au foot assez tard, beaucoup plus que maintenant. Il n'y avait pas toutes les catégories de jeunes que l'on a maintenant, pas de débutant, poussin, benjamin... On rentrait dans un club à 13-14 ans. Saint-André-Treize-Voies était alors un petit village de 1000 habitants, mais on s'amusait beaucoup et on tenait la dragée haute à de nombreuses équipes du département. Chaque joueur garde, je pense, de très bons souvenirs de ses premiers moments de football.
Justement, à 60 ans aujourd'hui, quel regard global posez-vous sur la carrière que vous avez eue ? Vous savez, à 14-15 ans, devenir footballeur était déjà l'un de mes rêves, mais pas le seul. C'étaient les débuts de l'écologie, donc je voulais aller aussi là-dedans, ou m'occuper d'une réserve naturelle. À aucun moment, à cette époque, je n'aurais pensé pouvoir avoir une carrière aussi riche dans le football. C'est arrivé plus tard. Mes premiers vrais souvenirs de ballon, c'est la Coupe du monde de 1970 au Mexique quand j'avais 15 ans avec la victoire du Brésil de Pelé. C'était le moment où pour moi, le football, c'était encore le ballon dans ma ferme.
Comment c'était le football pour un jeune au début des années 70 ? Sans véritable arrière-pensée, on se laissait aller. On n'avait pas de plan de carrière, on jouait au foot pour s'amuser, on était porté par la vague. Et à côté de ça, mes parents me poussaient à faire des études, à aller au moins jusqu'au bac. J'ai continué mes études secondaires à La Roche-sur-Yon. C'était la priorité, une question de sécurité parce qu'à l'époque, avec ce diplôme, tu trouvais du travail très rapidement, ce qui n'est plus du tout le cas. Aujourd'hui, ce n'est qu'un passage.
Aviez-vous un modèle, un joueur qui vous faisait rêver plus qu'un autre ? Bien sûr, et en réalité, plusieurs. Pelé en faisait partie, mais ce que je me rappelle surtout, sur la télévision de La Roche-sur-Yon, ce sont les matchs de Coupe d'Europe de l'Ajax Amsterdam. Je suis un fan inconditionnel de Johan Cruijff, c'était mon modèle absolu, une sorte…



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