Mavuba refuse d'abandonner maintenant

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Mavuba refuse d'abandonner maintenant
Mavuba refuse d'abandonner maintenant

Rio Mavuba, que ressentez-vous sur le plan personnel après avoir fait votre retour à la compétition contre Toulouse ?Un petit peu de fatigue, ce qui paraît normal après trois mois sans compétition. Après, j'aurais pu mieux faire aussi. C'était un match compliqué, collectivement déjà, et ça l'a été aussi individuellement. Avec un petit manque de peps et de rythme. Il faut travailler pour que ça revienne plus vite. Deux blessures dans la même saison, ce n'est pas simple. Être à l'arrêt? A un moment donné, j'ai même un peu coupé plus ou moins avec le foot, car ce n'est pas facile d'aller voir les matchs et de ne pas s'entraîner. C'est frustrant de voir les gros matchs et les coéquipiers qui jouent, ce n'est pas toujours simple. J'ai faim maintenant, j'ai envie de revenir au plus vite et je vais bosser pour ça, mais c'est vrai que les blessures comme ça, c'est toujours embêtant.D'autant qu'il vous reste peu de temps pour revenir?C'est vrai que c'est court mais à moi de mettre tous les atouts de mon côté. Je sais que je dois travailler, on en a parlé avec le préparateur physique et aussi avec le coach : il faut que je retrouve des cannes (sic) et de l'explosivité. On travaille sur ça. Les Bleus ? C'est un double challenge. Mais le challenge principal, pour le moment, c'est le LOSC. Et c'est grâce au LOSC que je pourrai peut-être réintégrer l'équipe de France. Je vais me concentrer sur la réception de Reims pour essayer de gagner ce match-là et d'être performant et on verra bien. Avez-vous un sentiment de gueule de bois au lendemain de cette gifle à Toulouse (4-2) ?Non, pas la gueule de bois. Après le match, bien sûr qu'il y a eu beaucoup de déception. Mais depuis qu'on a repris, lundi, il y a quand même de la bonne humeur. On essaie aussi de relativiser car le parcours sur cette deuxième partie de saison est quand même bon. C'est plus la première partie que l'on paye, donc il ne faut pas que l'on ait ce sentiment de gâchis. Surtout sur les deux derniers matchs. On n'a pas envie de ça. On a envie de relever la tête et j'espère qu'on aura des hommes. Car il faudra des hommes pour battre Reims. On dépend des autres, mais avant de dépendre des autres, il faut qu'on gagne nos matchs. On va se concentrer sur Reims, essayer de gagner, et bien sûr qu'après, on regardera si les autres font des faux-pas. On s'est rendu la tâche difficile, notamment sur les deux derniers matchs, mais rien n'est impossible. Et ça peut aller très vite. A condition qu'on gagne nos matchs.

« Dur de se rabattre sur la Ligue Europa »

Le problème actuel est-il avant tout défensif ?C'est vrai qu'on prend beaucoup de buts, on ne peut pas l'occulter, c'est sûr. Mais c'est l'affaire de tous. On fait aussi des erreurs individuelles, c'est vrai, mais quand on prend des buts, ce sont les onze bonhommes sur le terrain qui doivent se reprendre. Car à chaque fois, c'est une succession d'erreurs. Un manque de travail ? Non, je ne pense pas. C'est aussi peut-être de la concentration. Sochaux, ça a été trois coups de pied arrêtés, donc là-dessus, c'est sûr qu'on peut être plus concentrés. Après, à Toulouse, ce sont des pertes de balles. On se fait percer aussi sur deux-trois passes. Ce sont des erreurs de concentration de notre part.Devez-vous encore franchir un cap sur le plan mental également ?C'est vrai qu'à chaque fois qu'on a eu la marche à franchir, on ne l'a pas fait. Mais je ne pense pas que ça soit mental. Sinon, à Toulouse, quand on perd 2-0, on aurait pu exploser. Mais on revient quand même à 2-2. Mentalement, on est là et on ne lâchera rien jusqu'à la fin de la saison. Maintenant, c'est vrai que sur les deux derniers matchs, on a pris beaucoup trop de buts. Ça, c'est sûr. Il y a encore une place en Coupe d'Europe à aller chercher. Et, mathématiquement, pour la troisième, ce n'est pas terminé. Ça parait compliqué, mais il faut essayer d'aller chercher cette quatrième place qui reste un objectif. On n'est qu'à trois points et on sait qu'il y aura des confrontations directes, donc il faut qu'on essaye de faire le plein, tout simplement. Comment vivez-vous le fait de devoir vous rabattre sur la Ligue Europa alors que vous visiez la Ligue des Champions au préalable ? Cette saison, ça a été compliqué. C'est vrai que c'était l'objectif de début de saison. Mais, après, on en a été tellement éloigné que ça semblait compliqué. C'est pour ça qu'on a essayé de viser la Ligue Europa. Depuis janvier, il y a eu un gros travail d'effectué par toute l'équipe et tout le groupe, et on est super bien revenu. Donc c'est sûr que par rapport à ce travail effectué depuis janvier, c'est dur de se rabattre sur ça. Mais si on l'accroche, ça restera quand même une bonne saison. Car on a vécu des choses compliquées, il ne faut pas l'oublier. La première partie de la saison avec la Ligue des Champions a été compliquée. Même s'il y a eu cette défaite à Toulouse, c'est plus la première partie de saison qu'on paye aujourd'hui.

« On n'a pas saboté »

Les clubs français donnent le sentiment de prendre les compétitions européennes à la légère. Est-ce votre sentiment ? Je ne vais parler que pour Lille, car je ne peux pas savoir pour les autres clubs. Mais à chaque fois, on a passé les poules, on a joué les huitièmes de finale, les seizièmes de finale. On s'est fait éliminer par des adversaires de qualité, on n'a pas saboté ça. Il y a eu un turnover, c'est sûr, mais il ne faut pas oublier que l'année où on se fait éliminer par Eindhoven, c'est l'année où on fait le doublé. On est Lille, on n'est pas Benfica ou Chelsea, qui va remporter la Ligue Europa. Pour un club français, c'est dur de gagner la Ligue Europa, honnêtement. En France, c'est quand même serré et on voit bien que beaucoup d'équipes luttent pour les places européennes. Peut-être qu'au Portugal ou en Ukraine, pour se comparer à ces pays-là, que ce soit le Benfica, Porto ou le Sporting, il y a très souvent un combat à trois pour les places européennes. Et ils peuvent se permettre, eux, de faire tourner en championnat.On pourrait croire aussi que vous n'attachez pas la même importance à la Ligue Europa qu'à la Ligue des Champions. Est-ce le cas ?Tous les joueurs rêvent de la Ligue des Champions, il ne faut pas se cacher. En Ligue Europa, les premiers tours sont compliqués, mais il y a toujours un plateau relevé. Chelsea-Benfica, la finale de cette année, pourrait très bien être une finale de Ligue des Champions. C'est une compétition très difficile dans laquelle c'est dur d'exister pour les clubs français. En tout cas, pour nous, Lille, ça avait été très compliqué. On ne se priverait pas de la gagner, mais c'est sûr que ça devient vraiment intéressant à partir des quarts de finale, où il y a de belles affiches.Comment accueilleriez-vous le fait de ne pas disputer de Coupe d'Europe la saison prochaine ?Aujourd'hui, un club comme le LOSC se doit de jouer une compétition européenne. Que ce soit la Ligue des Champions ou la Ligue Europa. L'objectif, c'est de faire une Coupe d'Europe, ça c'est sûr. Après, s'il n'y en a pas, peut-être que ça va nous servir à nous concentrer sur le championnat et à repartir sur un autre cycle. Mais c'est sûr qu'on préfèrerait avoir la Coupe d'Europe, car ça permet à chaque fois de maintenir tout le groupe, et c'est toujours mieux aussi pour le turnover.

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