Mauvais western à Tripoli : 18 Tunisiens pris en otage

le
0
Vendredi 12 juin, dix agents diplomatiques avaient déjà été enlevés au sein même de l'enceinte diplomatique du consulat général de Tunisie, à Tripoli.
Vendredi 12 juin, dix agents diplomatiques avaient déjà été enlevés au sein même de l'enceinte diplomatique du consulat général de Tunisie, à Tripoli.

Le piège diplomatique se referme sur Tunis. Après la violation du consulat général de Tunisie à Tripoli, vendredi matin, qui s?est soldée par l?enlèvement de dix agents diplomatiques, c?est au tour de huit travailleurs tunisiens de subir le même sort. Ils sont originaires de Bir Lahmar, proche de Tataouine (sud frontalier avec la Libye). Ils se rendaient en Libye pour travailler. Ils ont été enlevés à Al-Jamil, à l?ouest de Tripoli.

Une monnaie d'échange

Ces dix-huit Tunisiens sont officiellement otages d?une faction de Fajr Libya menée par Basset Klib. Une monnaie d?échange, et un cauchemar pour le gouvernement tunisien. Celui-ci doit veiller à la survie de ses ressortissants tout en faisant face à une situation libyenne chaotique. Le gouvernement de Tripoli, non reconnu par la communauté internationale, devait dépêcher hier à Tunis deux ministres afin de négocier. Une attitude pour le moins étrange. Hatoumi Abdouli, le secrétaire d?État chargé des négociations, nous confiait samedi matin que l?auteur de ce rapt était le frère de Walid Klib, un dirigeant de Fajr Libya détenu à la prison de Mornaguia (Grand Tunis) depuis le 14 mai dernier. À l?image d?une Libye qui compte 1 600 milices, celle de Basset Klib s?en est également prise aux huit ouvriers tunisiens. Le clan Klib utilise tous les moyens - kidnapping, viol d?une enceinte diplomatique? - pour obtenir la libération de son frère cadet....

Lire la suite sur Le Point.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant