Mauro, l'ancien de Chelsea devenu steward

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Mauro, l'ancien de Chelsea devenu steward
Mauro, l'ancien de Chelsea devenu steward

Il a été formé à Porto, a joué à Chelsea un an avant l'arrivée de José Mourinho et travaille comme steward à la TAP depuis ses 25 ans. Avions, choix de carrière, précarité du football portugais, Terry, Lampard, Desailly, Gallas, Petit : Mauro revient sur son parcours et raconte comment il s'est retrouvé la tête en l'air.

Sommairement, à quoi ressemble ton parcours de footballeur professionnel ? Je suis entré à Porto étant petit avec l'ambition d'intégrer un jour l'équipe première et de devenir international portugais. Mon parcours de formation s'est bien déroulé jusqu'à mon arrivée chez les juniors. À l'époque, l'entraîneur, João Pinto, ne comptait pas sur moi et j'ai fini par passer une année fatigante mentalement comme je ne jouais presque jamais. Heureusement, la possibilité de représenter Chelsea s'est offerte à moi. J'ai fait un essai d'une semaine et ils ont voulu me garder. Je suis resté là-bas l'année qui précédait l'arrivée de José Mourinho et du grand Chelsea d'Abramovitch. Ensuite, j'ai eu la possibilité de partir en prêt chez les Queens Park Rangers, mais j'ai préféré rentrer au Portugal, en l'occurrence à Penafiel (D2). Ensuite, j'ai continué à un niveau inférieur jusqu'à mes 24 ans, âge auquel j'ai décidé d'arrêter ma carrière parce que bon j'ai compris, après avoir essayé de remonter dans l'élite pendant trois ou quatre ans, que ça ne serait pas possible. Et comme à partir de la deuxième division, la rémunération est moindre et que les clubs payent mal, ce n'était pas la peine de continuer. Être un petit professionnel ou un semi-professionnel au Portugal, c'est devoir à un moment ou un autre faire face à des salaires impayés, à des situations précaires. J'ai évolué à un moment où la crise économique battait son plein et où les clubs inférieurs ont vu les soutiens publicitaires et autres investisseurs se retirer, donc c'étaient des situations normales à ce niveau. Non vraiment, jouer en D2 portugaise, ce n'est pas la même chose qu'évoluer en D2 anglaise. En plus de ça, j'avais l'opportunité de travailler dans les avions, comme j'avais de la famille qui travaillait dans ce secteur, et ça m'a poussé à raccrocher les crampons.
Comment était le Chelsea que tu as connu ? Il n'était pas si différent que celui d'aujourd'hui dans le sens où c'était déjà un club riche. Cela dit, il manquait de professionnalisme par rapport au club qu'il est devenu. Ce sont les gens venus de l'extérieur qui ont pu perfectionner Chelsea. Concrètement, je me souviens que notre centre d'entraînement était mauvais En général, le problème était structurel. L'équipe ne jouait pas régulièrement les premières places, comme c'est le cas aujourd'hui, alors qu'elle pouvait…

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