Maurice Agnelet va se pourvoir en cassation

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MAURICE AGNELET VA SE POURVOIR EN CASSATION
MAURICE AGNELET VA SE POURVOIR EN CASSATION

PARIS (Reuters) - Maurice Agnelet, condamné vendredi à 20 ans de réclusion criminelle pour l'assassinat d'Agnès Le Roux, une riche héritière d'un casino niçois disparue en 1977, va se pourvoir en cassation, a annoncé samedi son avocat.

"Sa décision est claire et déterminée, il inscrit aujourd'hui même un pourvoi en cassation à l'encontre de la décision de la cour d'assises qui a prononcé sa condamnation aux greffes de la maison d'arrêt" de Rennes, a déclaré Me François Saint-Pierre, à la presse.

"Ça signifie qu'il conteste ce verdict de condamnation", a-t-il ajouté. "La Cour de cassation va statuer dans un délai de huit à dix mois à peu près, pendant ce temps il restera incarcéré, il n'y a effectivement pas de chance que la justice prononce sa remise en liberté provisoire pendant ce délai."

Ex-avocat niçois, Maurice Agnelet, 76 ans, accusé cette semaine par un de ses fils d'avoir tué Agnès Le Roux, était jugé pour la troisième fois pour un crime sans cadavre ni scène de crime, le corps de la victime n'ayant jamais été retrouvé.

L'accusé, qui s'est toujours dit innocent du meurtre de son ex-maîtresse, a demandé vendredi pardon à la famille de la victime pour ses "attitudes" et ses "propos".

"Il proteste de son innocence, c'est son droit de plus strict", a dit samedi Me Saint-Pierre.

Si le pourvoi en cassation est rejeté, rendant la condamnation définitive, l'avocat indique qu'il déposera une demande de libération conditionnelle "dans un délai ultérieur" et n'écarte pas de saisir la Cour européenne des droits de l'homme.

En revanche, si la Cour de cassation annule le verdict, un quatrième procès sera alors organisé.

"Maurice Agnelet prend les choses avec dignité, philosophie et courage", a précisé son avocat.

Acquitté lors d'un premier procès à Nice en 2006, Maurice Agnelet avait été condamné un an plus tard à Aix-en-Provence à vingt ans de réclusion, avant que la Cour européenne des droits de l'homme ne juge ce deuxième procès inéquitable.

Accusant son père du meurtre, Guillaume Agnelet a affirmé cette semaine devant la cour d'assises de Rennes que sa mère lui aurait révélé au début des années 1990 les détails du crime. Ce dernier aurait été commis en Italie il y a 36 ans à l'aide d'une arme à feu, alors que Maurice Agnelet et Agnès Le Roux faisaient du camping sauvage près de Monte Cassino.

A la suite de ce témoignage, une enquête préliminaire a été ouverte en Italie pour effectuer des recherches dans la région de Monte Cassino.

(Marine Pennetier)

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