Maurice Agnelet, ce père absent, en "représentation permanente"

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Maurice Agnelet au premier jour de son troisième procès, le 17 mars 2014.
Maurice Agnelet au premier jour de son troisième procès, le 17 mars 2014.

Le temps est un allié pour Maurice Agnelet. Il efface les souvenirs. "Avec le temps, les choses prennent un autre éclairage", souligne un témoin à la barre de la cour d'appel de Rennes, qui juge depuis lundi l'ancien avocat niçois pour le meurtre d'Agnès Le Roux. "Les choses sont devenues un peu floues", "je ne sais plus", "je ne suis plus sûr", "j'ai dit ça ?", peut-on y entendre.

"J'essaie d'être le plus clair possible avec ce qui me reste de mémoire", annonce même l'accusé lorsqu'il est interrogé sur son enfance, et son itinéraire. Volubile mais peu précis, la voix est chevrotante, mais le propos mordant, le septuagénaire, qui comparaît libre, navigue dans ses souvenirs. Il parle de ses parents, tombés amoureux du Rocher au cours de leur lune de miel. De leur appétit pour l'argent, "parce que la réussite passe par là". Une éducation à la dure, "extrêmement rigoriste". "J'étais habillé avec les vestes de ma mère, mais je ne me suis jamais plaint de ça", explique Maurice Agnelet.

Francs-maçons

Il parle aussi de Gérard, ce frère qui s'est suicidé au gaz dans son appartement, dont le cadavre n'a été découvert que vingt jours après. "Je l'ai mal vécu et le vis encore mal", lâche-t-il dans un sanglot. C'est lui qui ira identifier le corps à la morgue et organisera seul les funérailles. Ses parents ont déjà tourné la page. C'est pourtant pour eux qu'il fait du droit pour devenir avocat : "Pour leur obéir, dit-il. Je ne le...

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