Matuidi, le déséquilibre de la force

le
0
Matuidi, le déséquilibre de la force
Matuidi, le déséquilibre de la force

Alors que Blaise Matuidi digérait péniblement sa finale de l'Euro perdue avec les Bleus, des voix annonçaient le gaucher loin de Paris. Blaise avait fait son temps et n'entrait pas dans les plans d'Unai Emery, le nouveau patron parisien. À un moment, Mino Raiola était à deux pizzas de placer son protégé à la Juventus. Et puis le Qatar a mis son veto. Emery s'est ravisé. Le schéma tactique initial a changé et Matuidi est (re)devenu un titulaire inamovible au PSG. Comme si de rien n'était.

"Sans seulement parler de sa qualité, il est l'un des joueurs qui sont le cœur de l'équipe", étayait Unai Emery avant d'affronter Bâle. "Il", c'est Blaise Matuidi, présent avec le Basque en conférence de presse d'avant-match mardi dernier. Comme quoi, l'entraîneur espagnol a vite compris la place et l'importance du numéro 14 au PSG : sur le terrain, et très souvent dans le onze qui débute. C'est drôle, car en rembobinant le film deux mois en arrière, la place de Matuidi s'éloignait sensiblement du onze parisien et même de Paris tout court. Le garçon était annoncé à la Juventus Turin. Tout semblait calé entre les deux clubs, ainsi qu'avec le joueur et son agent, le trublion Mino Raiola. Il ne manquait que la signature, comme on dit. Et puis le Qatar s'est réveillé. Certains ont parlé d'une intervention de l'émir en personne, d'autres d'un veto de Nasser. Mais la vérité a sans doute pris un chemin entre Doha et Paname, et Blaise Matuidi n'a pas quitté le PSG. QSI n'a pas souhaité se séparer de son international français, seul représentant parisien titulaire en finale du dernier Euro, et plus ancien joueur de l'effectif, lui qui est arrivé durant l'été 2011, en même temps que l'argent qatari et l'extérieur de Javier Pastore. À vingt-neuf ans, Blaise Matuidi entame sa sixième saison dans la capitale où il s'est envoyé 252 matchs (27 buts) tout en se goinfrant de douze titres au passage. Mais voilà, quand Laurent Blanc a pris la porte, on a pensé que le gaucher pourrait suivre. Surtout, avec l'arrivée d'Unai Emery, adepte d'un 4-2-3-1 qui ne laissait que deux places au milieu quand les prétendants s'appelaient Thiago Motta, Rabiot, Verratti, Krychowiak et Matuidi. Forcément, on sentait que l'ancien Stéphanois avait fait son temps dans la capitale. Cinq ans, c'est bien. C'est un quinquennat présidentiel. Surtout, en cinq piges, Matuidi était devenu quelqu'un en Europe, de quoi attiser la convoitise de la Juventus, ce qui n'est pas rien. C'eut été trop simple et le football a toujours mis la rédemption et la résurrection dans son onze de départ.

"Quel est le meilleur joueur pour mettre la pression à la récupération ? C'est Matuidi." Unai Emery, sans bouteille.


Celui qui avait la gueule du pestiféré est donc revenu dans le game petit à petit. Emery…


Lire la suite de l'article sur SoFoot.com

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant