Matthieu Bideau : "Je veux faire comprendre aux jeunes qu'il n'y a pas que le foot dans la vie"

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Matthieu Bideau : "Je veux faire comprendre aux jeunes qu'il n'y a pas que le foot dans la vie"
Matthieu Bideau : "Je veux faire comprendre aux jeunes qu'il n'y a pas que le foot dans la vie"

Aujourd'hui directeur du recrutement au sein du centre de formation du FC Nantes, Matthieu Bideau a eu une trajectoire particulière. Lui-même pensionnaire de la Jonelière lorsqu'il était jeune, il n'a pas pu réaliser son rêve de devenir footballeur. Après une "reconversion" réussie, Matthieu a souhaité expliquer aux jeunes qui connaissent la même situation que l'échec n'est pas la fin de tout. Comme il l'explique sur son site internet Je veux être footballeur professionnel.

Tu as donc fréquenté la Jonelière en tant que joueur, quand tu étais jeune ? Oui, tout à fait. À 16 ans, j'ai eu la chance d'être repéré par le FC Nantes et, à 17 ans, j'ai signé un contrat avec eux pour intégrer le centre de formation. Et puis, au bout d'un an, les dirigeants sont revenus vers mes parents et moi pour nous dire qu'ils avaient fait une erreur à mon sujet, que j'étais en gros une erreur de casting et que je ne pourrais pas rester au centre l'année suivante. À ce moment-là, mes parents m'ont donc dit qu'il fallait que je me reconcentre pleinement sur l'école. Je suis donc allé faire STAPS à Brest et, à 22 ans, après avoir eu mon CAPEPS, je suis devenu enseignant d'EPS et j'ai été muté à Pierrefitte-sur-Seine, dans le 93.
Et comment, en tant qu'enseignant, tu as basculé vers le recrutement de jeunes joueurs ? Quand j'étais enseignant à Pierrefitte, j'ai continué à jouer au foot à l'AAS Sarcelles et je me suis rendu compte qu'à chaque match de jeunes, il y avait plein de mecs avec des calepins autour du terrain. Là où nous, en Bretagne, à l'époque, on voyait un recruteur tous les mois, là-bas, il y en avait peut-être dix par match. Ça m'a plutôt intrigué et, comme je n'avais pas une grande carrière de footballeur devant moi, j'ai décidé d'arrêter pour proposer mes services de détecteur à tous les clubs pros en France en leur envoyant mon CV, c'est comme ça que le FC Nantes s'est montré intéressé. Et voilà comment six ans après avoir été éjecté du FC Nantes, le club faisait appel à moi pour devenir leur scout en région parisienne.
Ça ne t'a dérangé de revenir travailler avec eux ? Non, pas du tout. D'autant plus que j'ai toujours été très lucide sur mon niveau de l'époque. Le FC Nantes m'avait recruté en me voyant jouer à un tournoi de jeunes et c'est vrai que sur ces 48h-là, j'étais sur une autre planète, donc en fait, ils m'ont juste surévalué. C'est une chose qui peut arriver à tous les recruteurs. Ce n'est qu'une fois arrivé au centre qu'ils se sont rendus compte que je n'avais pas du tout le niveau requis. Je suis parti du FCN avec aucune amertume, je n'avais absolument pas de revanche à prendre. J'étais déçu, certes, comme un gamin de 17 ans peut l'être, mais la vie a continué. Quand ils m'ont appelé pour devenir recruteur, j'étais juste fier qu'ils...


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