Matthias Schoenaerts, l'archange aux mains nues

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A Bigger Splash.
A Bigger Splash.

Dans « A Bigger Splash », le ténébreux Matthias Schoenaerts reprend le rôle que tenait Alain Delon dans « La Piscine ». Rencontre avec l’acteur belge que tout le monde s’arrache.

Foulard bleu-vert sur un blouson de cuir, sweat à capuche, la tenue du sportif ou de la petite frappe. La tenue de Jacky dans Bullhead, d’Ali dans De rouille et d’os, de Vincent dans Maryland… La tenue de Matthias Schoenaerts  : « Je mangeais avec un réalisateur hier soir, on a voulu aller au resto de l’hôtel, et là-bas ils m’ont demandé de passer une veste. J’ai dit  : “Viens, on se casse  !” » Le nouveau sex-symbol que réalisateurs et magazines féminins s’arrachent, celui qui reprend le flambeau d’Alain Delon dans La Piscine, de Jacques Deray, dont Luca Guadagnino signe aujourd’hui le remake, A Biggger Splash, est encore loin de cet embourgeoisement dont il guette les symptômes comme ceux d’une maladie contagieuse.

«  Etre acteur, c’est laisser les choses rentrer sous votre peau. Cela vous affecte et cela vous change. Bien sûr, on reste soi. Mais une version mutée de soi, de notre psyché ou de notre âme.  » Ainsi parle Matthias Schoenaerts de sa belle voix grave et chaleureuse. La première chose qu’il a faite en entrant dans la pièce a été d’ouvrir la fenêtre  : « J’ai besoin d’air, dit-il. Je n’aime pas être enfermé, j’aime sentir les éléments, l’air sur mon visage. Même s’il gèle.  » Quoi d’étonnant lorsque, comme lui, enfant de la balle, on a grandi dans la rue  ? Il écarte le sujet d’un revers de la main  : «  Je n’aime pas les gens qui glorifient leur propre misère, cela devient vaniteux. Tout le monde porte en soi un paradis perdu ou un enfant blessé. Mais on a aus...

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