Matteo Renzi, le hussard de la politique italienne

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Matteo Renzi quitte le siège du Parti démocrate le 13 février.
Matteo Renzi quitte le siège du Parti démocrate le 13 février.

Il y a une semaine, Matteo Renzi jurait ses grands dieux que jamais, au grand jamais, il ne ferait chuter Enrico Letta et n'arriverait au palais Chigi, le siège du gouvernement, sans passer par les urnes. Huit jours et un discours de 21 minutes plus tard, il a oublié ces promesses et ajouté le scalp d'Enrico Letta à ses nombreux trophées. Le maire de Florence a conquis le pouvoir à la hussarde, la seule méthode qu'il connaisse.Pressé, arrogant, charismatique, cynique, déterminé, brillant et vulgaire à la fois : la liste des qualités et des défauts prêtés à Matteo Renzi est longue. Né il y moins de 40 ans à Florence, il a toujours voulu être le numéro un. Piètre footballeur, il a ainsi rapidement opté pour le maillot d'arbitre afin d'éviter de sortir perdant d'un terrain de jeu. Fils d'un conseiller communal de la Démocratie chrétienne, longtemps scout, il adhère dans les années 90 au Parti populaire (PP). Davantage que Lénine ou Berlinguer, c'est donc Tony Blair et Barack Obama qui occupent les premières places de son panthéon politique.Un déjeuner avec le CavaliereLes Italiens le découvrent en 1994 lorsqu'à 19 ans le jeune Matteo rafle 48 millions de lires à un jeu, "Quitte ou double", sur une télévision de l'empire audiovisuel de Silvio Berlusconi. Un signe, car les deux ténors de la politique italienne ont de nombreux points en commun : grand talent de communicant, imprévisibilité, détermination, mépris des codes politiques....

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