Matt Moussilou : "Je touchais le ciel "

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Matt Moussilou : "Je touchais le ciel "
Matt Moussilou : "Je touchais le ciel "

Matt Moussilou a marqué le triplé le plus rapide de l'histoire de la Ligue 1, puis quatre buts en France en quatre ans. Quatre ans pendant lesquels il a aussi joué au Qatar, avec le Congo et avec le chômage. Puis il est allé fracasser un futur Dijonnais du côté de Lausanne, se faire un tendon d'Achille, rejoindre la troisième division suisse. Le roi de la mousse a donc quelques souvenirs à partager.

Matt, si on te dit carrière agitée, tu valides ?
Bien sûr, une carrière mouvementée, ouais ! (rires) Mais une carrière quand même ! Quand t'y penses à tête reposée, en se remémorant certaines choses, il y a pas mal de gens qui auraient aimé vivre la même histoire. J'ai connu des belles victoires, de belles équipes, c'est ça qu'il faut retenir.

Ton nom est inscrit sur les tablettes comme celui du triplé le plus rapide de la Ligue 1, avec trois buts en cinq minutes avec le LOSC contre Istres, en 2005. Il se passe quoi dans ta tête à ce moment-là ?
Je suis sur un nuage, mais paradoxalement, je ne profite pas pleinement du moment. J'avais perdu une amie quelques jours avant lors d'un règlement de comptes entre familles, une supportrice super gentille, qui venait de Tourcoing. Elle s'est interposée dans une querelle de familles, elle a pris un coup de couteau et elle est morte sur le coup. C'était durant la semaine du match, j'étais parti voir la famille, leur exprimer mes condoléances, apporter mon soutien parce que c'était une personne que j'appréciais, une supportrice que je rencontrais souvent dans le centre-ville ou dans les soirées où j'allais à l'époque. C'était une petite, hein, je devais avoir vingt-trois, vingt-quatre ans, elle avait dix-sept, dix-huit ans. Je l'aimais bien, elle était gentille et intelligente. Je suis parti dans un magasin de sport mettre un petit mot sur un T-shirt pour lui dédicacer. Et comme on dit, il n'y a qu'un dieu, est arrivé ce qui est arrivé. Je ne pense pas que c'est arrivé tout seul, c'est arrivé avec une conscience. Un jour triste et un jour magnifique en même temps. Sur le premier but, je soulève mon maillot et je lui dédie le but, il était marqué RIP Fanny Lembe Ikali. Mes pensées sur les buts étaient pour elle, c'est clair. Dans ces moments de grâce, c'était... Ouais, c'est arrivé à ce moment-là, voilà...


Tu as aussi marqué le dernier but inscrit dans le stade Grimonprez-Jooris. C'est quelque chose qui compte pour toi ?
Exact, dernier but. C'est une belle histoire pour moi, qui viens à quinze ans, formé au LOSC.…





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