Matignon, la consécration de Manuel Valls

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Matignon, la consécration de Manuel Valls
Matignon, la consécration de Manuel Valls

Il en rêvait, François Hollande l'a fait. Manuel Valls a été nommé à Matignon ce lundi. Un changement de gouvernement aussi rapide que la claque essuyée par le Parti socialiste au second tour des élections municipales fut grande. Après des jours de spéculations, c'est finalement le locataire de la place Beauvau que le président de la République a choisi pour remplacer Jean-Marc Ayrault au poste de Premier ministre.

>> QUESTION DU JOUR. Manuels Valls Premier ministre, est-ce un bon choix ?

Une consécration pour le ministre de l'Intérieur qui a mené, ces derniers temps, une campagne aussi discrète... qu'active. Que de chemin parcouru depuis son maigre score de la primaire PS de l'automne 2011 en vue de l'élection présidentielle -6%, très loin derrière les 17% de la sensation du moment, Arnaud Montebourg.

VIDEO. La campagne discrète de Valls pour Matignon

Omniprésence médiatique

Celui qui a le premier rallié François Hollande ce 9 octobre 2011 au soir, a su s'imposer en devenant l'incontournable directeur de la communication du candidat PS, durant la campagne pour la présidentielle de 2012. Une période au cours de laquelle il a gagné la confiance du futur chef de l'Etat. Un engagement récompensé sitôt la victoire remportée : Manuel Valls s'installe alors place Beauvau au détriment de François Rebsamen, un très proche du président qui rêvait du poste.

Au ministère de l'Intérieur (voir encadré ci-dessous), Manuel Valls a su faire fructifier sa bonne cote de popularité -ce lundi matin encore, il était donné favori des Français pour Matignon dans notre sondage BVA-, quand les deux têtes de l'exécutif plongeaient jusqu'à atteindre des records. Il est aussi l'un des rares ministres à avoir évité les couacs. Et tant pis s'il a pu agacer certains par son omniprésence médiatique, l'été dernier notamment, sa maîtrise de la communication joue pour lui.

Matignon n'est par ailleurs pas une ...

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