Matignon : et si c'était pour Jean-Yves Le Drian ?

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Jean-Yves Le Drian, un fidèle parmi les fidèles du président de la République.
Jean-Yves Le Drian, un fidèle parmi les fidèles du président de la République.

Jean-Yves Le Drian, c'est d'abord ce qu'en termes de cinématographie on appelle "une gueule". Des rides, un front dégarni, un visage buriné par la vie, la vraie vie, celle des gens fiers et bosseurs de sa Bretagne natale. "Il est laid, mais il est beau", résume Rachida Dati, en observatrice amusée du ballet des "matignonables"...Toujours en termes cinématographiques, Le Drian, c'est aussi un "emploi" : des épaules qui peuvent supporter une charge ministérielle aussi lourde que la défense d'un pays sans caprice, sans faute, sans couac. Le Drian, c'est l'homme avec qui François Hollande est parti à la guerre, au sens propre comme au sens figuré. Quand personne ne croyait en lui, Le Drian était là avec quelques-uns... François Hollande a failli l'oublier lors de la constitution de son gouvernement avant que François Rebsamen n'intervienne et ne lui rappelle que, même dans un gouvernement conçu comme une boule à facettes de cette gauche composite, le président aurait besoin d'alliés sûrs. Le maire de Dijon ne s'était pas trompé...Atout numéro 1 : sa fidélité à HollandeDiscret, le ministre de la Défense demeure l'une des cartes maîtresses de François Hollande en cas de remaniement. Atout numéro 1 : sa fidélité et la confiance qu'il inspire. De ce point de vue, c'est un avantage considérable par rapport aux autres prétendants. Manuel Valls serait un rival potentiel et certains estiment que, sitôt nommé, la presse s'empresserait d'en...

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