Matignon, Air France responsables de la grève, selon les pilotes

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    PARIS, 6 juin (Reuters) - Matignon et la direction d'Air 
France  AIRF.PA  porteront la responsabilité d'une grève à 
partir de samedi, au lendemain du coup d'envoi de l'Euro de 
football, ont déclaré lundi à Reuters les présidents des deux 
principaux syndicats de pilotes. 
    Le Syndicat national des pilotes de ligne (SNPL), le 
Syndicats de pilotes d'Air France (Spaf) et Alter ont déposé en 
fin de semaine dernière un préavis de grève du 11 au 14 juin 
pour défendre les rémunérations, pendant une période d'affluence 
et au moment où le groupe vient à peine de renouer avec les 
bénéfices.   
    La direction d'Air France a invité les trois syndicats à la 
rencontrer successivement ce lundi après-midi et mardi matin, 
a-t-on appris dimanche.   
    François Hollande a de son côté déclaré dimanche que 
personne ne comprendrait que l'Euro de football soit perturbé 
par des grèves dans les transports.   
    "Les problèmes sont depuis des mois et des mois sur les 
bureaux des responsables à la direction d'Air France et au 
gouvernement", souligne Philippe Evain, président du SNPL, le 
syndicat de pilotes majoritaire chez Air France, à l'origine des 
deux semaines de grève de septembre 2014. 
    "Le phénomène s'est amplifié depuis puisque rien n'a été 
fait", a-t-il ajouté. 
    Matignon n'a pas fait de commentaire dans l'immédiat. L'Etat 
détient 17,6% du capital d'Air France-KLM, maison-mère d'Air 
France. 
    Le choix de la date du 1er juin pour solder le plan 
"Transform 2015", en appliquant les ultimes mesures qui vont 
réduire de fait la rémunération des pilotes, a dicté le timing 
du préavis de grève, a souligné Grégoire Aplincourt, président 
du Spaf. 
    "Ce n'est pas nous qui avons choisi la date, c'est M. 
(Frédéric) Gagey", le PDG d'Air France, a-t-il souligné. 
    Le président du SNPL a déclaré que l'issue de leur réunion 
est "uniquement" du ressort de la direction. 
    "La direction de la compagnie reste pleinement engagée pour 
éviter la grève et réaffirme que la porte reste ouverte à la 
négociation", a de son côté déclaré une porte-parole d'Air 
France. 
    La grève des pilotes de septembre 2014, contre un projet 
avorté de développement européen de la low cost Transavia, avait 
coûté plus de 400 millions d'euros à la compagnie. 
    Tout dépendra s'il y a une reprise des négociations ou une 
"fin de recevoir" de la direction, a souligné pour sa part le 
président du Spaf. 
 
 (Cyril Altmeyer, avec Jean-Baptiste Vey, édité par Jean-Michel 
Bélot) 
 

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  • mucius il y a 8 mois

    Sûr qu'il vaut mieux éviter Air France si on veut pas se retrouver coincé dans un aéroport au bout du monde...