Matières Premières : le G20 veut plus de régulations sur les marchés des matières premières

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La régulation des marchés des matières premières (agricoles et énergétiques) était au c?ur du sommet du G20, qui s'est tenu, en fin de semaine dernière, à Cannes. Parmi les engagements pris : la mise en place d'une réglementation et d'une surveillance accrues sur les produits dérivés de gré à gré et la possibilité, pour les régulateurs financiers, de limiter les positions sur les contrats de matières premières. Les dérivés OTC devraient ainsi « être signalés aux référentiels centraux de données et les contrats, sans compensation centrale, faire l'objet de davantage d'exigences en termes de fonds propres (?) ». La volonté affichée est donc de limiter les dangers liés à des marchés peu transparents, où les risques de contrepartie, mal connus, peuvent gripper le système, s'ils ne sont pas assumés par un organisme de compensation. A l'image de ce qui s'est passé avec la crise des subprimes. Par ailleurs, les pays membres ont décidé de permettre officiellement aux régulateurs de marché d'établir des limites dans la position qu'un intervenant peut prendre sur un contrat de matières premières, en fonction des stocks correspondants. Il s'agit notamment d'éviter les tentatives de « corner », où un opérateur cherche à assécher le marché, pour faire monter les prix, en achetant massivement des stocks et des produits dérivés. Les Etats-Unis n'avaient pas attendu l'aval du G20 : la Commodities Futures Trading Commission (CFTC), en charge de la régulation des plateformes américaines dédiées aux matières premières, a décidé de prendre une telle mesure, le 18 octobre dernier, sur 28 contrats de matières premières, dans le cadre de la loi Dodd-Franck adoptée en juillet 2010.
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