Mathilde Lemoine, économiste : « Nous vivons dans un environnement de crise »

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Mathilde Lemoine, économiste : « Nous vivons dans un environnement de crise »
Mathilde Lemoine, économiste : « Nous vivons dans un environnement de crise »

Pour Mathilde Lemoine, l'anxiété des Français et les tensions sociales sont « légitimes ». D'une part, avec une croissance en berne, les parts de richesses redistribuées sont plus petites, et rien n'est fait pour préparer les salariés aux mutations économiques.

« Depuis des années, nous vivons dans un environnement de crise avec un PIB (NDLR : le produit intérieur brut, autrement dit la richesse produite par l'ensemble des acteurs économiques) par habitant qui recule. Comme la démographie est, elle, plutôt à la hausse, les parts de richesse à se partager sont plus petites, explique l'économiste. D'autant plus que ceux qui en bénéficient déjà sont les plus organisés et les mieux armés pour les garder. » Non seulement l'ascenseur social est bloqué, mais en plus les riches sont de plus en plus riches et les pauvres de plus en plus pauvres.

Or, Mathilde Lemoine estime que « les gouvernants n'apportent pas de réponse aux mutations économiques » comme l'« uberisation » (le développement des services via Internet). « Je préfère parler de tertiarisation de l'économie qui est inéluctable. Les services vont continuer de croître parce qu'il y a une demande. Si le prix des taxis baisse, davantage de personnes utiliseront ce moyen de transport. De même que l'arrivée des robots dans les maisons de retraite va créer de nouveaux métiers, poursuit l'économiste. Mais que fait-on vraiment aujourd'hui pour préparer les salariés à ces changements, d'autant plus si des emplois qualifiés sont remplacés par des jobs précaires et sans formation ? Il faut leur permettre de s'adapter à ces changements », insiste Mathilde Lemoine, pointant le retard de la France dans ce domaine par rapport aux pays du nord de l'Europe. Autre faiblesse soulignée par l'économiste, l'insuffisance de formations dans certains secteurs d'activité : « Par exemple, on manque d'ingénieurs. Le taux de chômage dans cette profession est de 4 ...

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  • M8252219 il y a 6 mois

    Taillables et ponctionnés par des entreprises ex monopoles d'état . EDF SNCF anciens monopoles d'état monopolisés par la CGT pour abreuver d'avantages indus les salariés privilégiées et les caisses de la CGT (pour l'entretien de ses châteaux) sur le dos des consommateurs , contribuables et clients .

  • stricot il y a 6 mois

    "Depuis des années, nous vivons dans un environnement de crise." Merci au revoir. Une crise qui dure "des annees" n'est pas une crise, en particulier quand le Dow Jones bat des records. La tertiarisation de l'économie c'est vieux de 30 ans. Les robots dans les maisons de retraite... Wow, championne des lieux communs niveau Brevet des Colleges.