Mathieu Valbuena, ce crève-c½ur

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Mathieu Valbuena, ce crève-cœur
Mathieu Valbuena, ce crève-cœur

Ben Arfa, Umtiti, Lacazette, Gameiro… Oui, certaines absences peuvent faire tiquer dans la liste de Didier Deschamps. Mais s'il y en a un seul qui a le droit de déprimer, c'est bien Mathieu Valbuena.

4 septembre 2015, Estádio José Alvalade, Lisbonne. L'équipe de France peine à se défaire du Portugal. Le score est bloqué sur un 0-0 bien terne. On joue la 85e minute, et les Bleus héritent d'un bon coup franc, à l'entrée de la surface, plein centre. Les supplications de Paul Pogba, qui veut prendre sa chance, ne changeront rien. C'est finalement Mathieu Valbuena qui remporte le droit de s'essayer sur coup de pied arrêté. Entré en jeu cinq minutes plus tôt, Petit Vélo joue gros. Comme d'habitude, son statut d'incontournable a été remis en cause par Didier Deschamps à cause de la nouvelle concurrence de Nabil Fekir, entre autres. Il pose le ballon, bombe son petit torse, et lance sa courte course d'élan. La frappe enroulée est parfaite, le ballon vient se loger sous la barre de Rui Patrício, qui ne touche pas assez la balle pour la dévier de sa trajectoire. Valbuena explose et va célébrer son but au poteau de corner, avec Paul Pogba, pas rancunier. Certes, ce n'est qu'un match amical, mais Mathieu Valbuena a encore su, comme il l'a fait tant de fois auparavant, répondre présent en sélection.

Des galères et encore des galères


Ce sera très certainement son dernier coup d'éclat sous la tunique bleue. Ce jeudi, Didier Deschamps a entériné une décision à laquelle tout le monde, même le principal intéressé, s'attendait. L'homme qui a marqué le premier coup franc en Bleu depuis 2007, et qui était un cadre il y a encore quelques mois, a été écarté de l'Euro 2016 à l'unanimité. Car depuis ce 4 septembre, le sort s'est acharné sur Petit Velo. Quinze jours après son but contre le Portugal, Valbuena revient à la réalité en Ligue 1. Son nouveau club, l'OL, se déplace au Vélodrome sous une ambiance délétère. Le club qui le chérissait il y a quelques mois et qui retirait son numéro pour le remercier de ses huit années de bons et loyaux services lui crache à la gueule avec une violence inouïe. Ses anciens coéquipiers le découpent. Le public marseillais, dont il était le chouchou il n'y a pas si longtemps, n'accepte pas qu'il soit passé " à l'ennemi ". Il est la cible de toutes le insultes, de tous les projectiles et de toutes les menaces. Un pantin à son effigie est pendu dans les travées du Vélodrome. Mais jusqu'à preuve du contraire, l'OL n'a jamais été l'ennemi historique de l'OM, et même, aucun joueur ne mérite…


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