Mathew Hayman : « Spécial de voir un rêve devenir réalité »

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Vainqueur à la surprise générale de Paris-Roubaix devant Tom Boonen et Ian Stannard, Mathew Hayman a confié après la victoire ne pas s’être attendu à un tel résultat, lui qui revient de cinq semaines d’absence. Pour l’Australien, c’est tout simplement un rêve qui devient réalité.

Mathew Hayman, êtes-vous surpris par votre victoire dans Paris-Roubaix ? Oui, je le suis ! Je suis très surpris. C’est une course que j’aime et j’ai maintenant une raison d’y avoir participé quinze fois. Ça a toujours été ma course préférée et la remporter n’était qu’un rêve. C’est assez spécial de voir ce rêve devenir réalité. J’ai eu beaucoup de chance aujourd’hui (dimanche), tout est allé dans mon sens. Cinq semaines après vous être cassé un bras, vous êtes le nouveau roi du Nord... Ouais ! J’ai passé beaucoup de temps sur mon home trainer. Je suis venu sur cette course en étant relativement frais et je suis également passé sous le radar. Je ne pense pas que quelqu’un s’attendait à me voir l’emporter. Je suis aussi venu en n’attendant pas grand-chose de moi-même. J’ai été plus relaxé que jamais sur cette course, je me suis toujours mis beaucoup de pression sur Paris-Roubaix car c’est une des rares courses où je peux avoir ma chance, n’ayant pas à courir pour mes coéquipiers. Aujourd’hui (dimanche), j’étais relax, je me suis laissé porter par la course. Est-ce que ce succès est le plus important de votre carrière ? Oui, c’est bien le cas.

Le podium, une première satisfaction

Comment avez-vous géré ce final dans le vélodrome avec Boonen à vos côtés ? Pour être honnête, j’étais déjà heureux d’être assuré de ne pas finir quatrième ou cinquième. Je voulais être sur le podium, ce n’est peut-être pas la bonne chose à dire. Dans les derniers kilomètres, je me suis retrouvé avec Tom Boonen et j’étais juste heureux de pouvoir rouler avec lui et voir qui allait gagner. J’aurai été heureux avec une deuxième place. J’ai tout simplement réussi tout ce que j’avais à faire. Je suis resté tout le temps calme, relax. J’ai eu une petite inquiétude quand j’ai réalisé qu’on était dans les 200 derniers mètres, dans le dernier virage mais, une nouvelle fois, j’ai été un peu chanceux. J’ai pu accélérer, sprinter dans la dernière ligne droite, regarder sous mon bras les ombres qui revenaient, mais elles ne sont pas revenues suffisamment vite. Quel était le plan mis en place par la formation Orica-GreenEdge pour ce Paris-Roubaix ? Aujourd’hui, on a roulé pour Jens Keukeleire, il était en forme et était proche de la sixième place l’année passée. Il était bien sur le Tour des Flandres. J’ai eu un bon de sortie mais je n’ai pas pris les premières tentatives d’échappées, et il y en a eu beaucoup. Je n’ai pris qu’une seule échappée et ça a été la bonne. Propos recueillis par notre envoyé spécial à Roubaix, Nicolas BERTE
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