Matches truqués : les faux pas de Serge Kasparian

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Serge Kasparian (à droite), actionnaire du club de Nîmes, avec Jean-Marc Conrad, son entraîneur, et Jean-Jacques Bourdin, son parrain.
Serge Kasparian (à droite), actionnaire du club de Nîmes, avec Jean-Marc Conrad, son entraîneur, et Jean-Jacques Bourdin, son parrain.

La nouvelle s'est propagée telle une traînée de poudre, provoquant la sidération au sein de la communauté arménienne. Serge Kasparian, figure tutélaire et homme d'affaires avisé, est dans le collimateur de la justice. Et c'est peu dire que les faits reprochés sont graves. Ses amis s'inquiètent de la mise en cause d'un homme "dont la générosité et l'intégrité ne sauraient être remises en cause". Un portrait qui diffère pour le moins des accusations dont le sémillant quinquagénaire fait aujourd'hui l'objet.

Interpellé dans le cadre d'une enquête visant le cercle Cadet, un cercle de jeu parisien qu'il a racheté en 2007, il vient d'être mis en examen pour "association de malfaiteurs" et "blanchiment en bande organisée" pour son rôle présumé dans l'affaire des matches truqués qui secouent la Ligue 2 de football. L'enquête démontre que plusieurs personnalités gravitant autour du Nîmes Olympique - club dont Serge Kasparian est l'un des actionnaires - auraient tenté d'acheter plusieurs matches afin d'assurer sa présence en seconde division.

Réussite

La Ciotat, 23 mai 1955. C'est dans cette jolie baie des Bouches-du-Rhône que commence l'histoire de Serge Kasparian. Un Rastignac, disent des proches, ou un héros à la Scorsese, selon ses détracteurs, soulignant un parcours en trois actes - ascension, apogée et déchéance -, comme ceux qu'affectionne le réalisateur italo-américain. Issu d'une famille de brasseurs, "Sarkis",...

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