Massacre dans un village du nord de la Centrafrique

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    ABIDJAN, 17 septembre (Reuters) - Des rebelles de la Séléka 
ont tué 26 civils dans un village du nord de la République 
centrafricaine, a annoncé samedi un porte-parole de la 
présidence, soit le pire carnage de ces derniers mois dans un 
pays qui tente de se relever après des années de chaos. 
    "C'était un massacre", a dit Albert Yakolé Mokpeme, qui a 
précisé que l'attaque s'était produite dans le village de 
Ndomete, à 350 km au nord de la capitale, Bangui. "Les Séléka 
sont allés de porte en porte", a-t-il dit. 
    Aucun représentant des ex-rebelles de la Séléka, 
principalement musulmans, n'a pu être joint dans l'immédiat. 
    Des affrontements entre Séléka et miliciens chrétiens 
anti-Balaka ont débuté vendredi à Ndomete avant de se propager 
vers la ville de Kaga-Bandoro, où les casques bleus de la 
Minusca, la mission de l'Onu en Centrafrique, se sont 
interposés, parvenant à séparer les deux groupes. 
    La Minusca n'a pas fourni de bilan mais, dans un communiqué, 
"regrette les pertes humaines et les blessés qui ont été 
enregistrés et dénonce également des attaques contre la 
communauté humanitaire et le personnel des Nations unies". 
    La République centrafricaine tente de tourner la page sur 
les violences à caractère ethnique et confessionnel qui ont 
débuté début 2013 lorsque les rebelles de la Séléka ont renversé 
le président François Bozizé. 
    Les miliciens chrétiens anti-Balaka ont répliqué, et le 
cycle des exactions et des représailles a déplacé un cinquième 
de la population, tandis que l'armée française et les casques 
bleus de l'Onu intervenaient pour tenter de stopper les 
effusions de sang. 
    Faustin-Archange Touadéra, ancien Premier ministre, a été 
élu président en février dernier. Mais rebelles et miliciens 
sont toujours présents dans de larges portions du territoire. 
 
 (Joe Bavier; Henri-Pierre André pour le service français) 
 
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