Massacre d'Orlando : «Cela aurait pu se passer à Paris»

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Massacre d'Orlando : «Cela aurait pu se passer à Paris»
Massacre d'Orlando : «Cela aurait pu se passer à Paris»

Alors que les terrasses se remplissent sur la place Igor-Stravinsky dans le IVe arrondissement de Paris, un silence s'installe devant la fontaine. Une centaine de personnes sont là, plantées devant un grand drapeau arc-en-ciel. « Après les attentats survenus il y a quelques heures à Orlando, c'était important pour nous de nous retrouver pour porter un message de solidarité aux victimes et à leurs familles », déclare Clémence Zamora-Cruz, porte-parole de l'Inter-LGBT dans son porte-voix.

« Nous sommes là avec un sentiment partagé de tristesse et de colère. Avec cet attentat, on voit aujourd'hui la LGBTphobie, mais cette vague de haine envahit nos vies tous les jours dans les gestes, les paroles, les actes et continue à tuer », ajoute-t-elle. Un discours accueilli par une salve d'applaudissements.

 

Minute de silence et bougies 

Pendant la minute de silence qui suit quelques larmes coulent. Des pancartes « Mourning » et « deuil » se lèvent, des bougies sont déposées sur le sol, trois caméras immortalisent la scène. Yann, 48 ans, se tient au premier rang. « J'ai reçu un message Facebook invitant à se recueillir alors je suis venu. Pour communier, pour ne pas rester seul chez moi. C'est arrivé là-bas, mais cela aurait très bien pu se passer ici à Paris. » Julien, 31 ans, lui aussi se sent particulièrement concerné. « Les boîtes gay aujourd'hui, ce sont les endroits que je fréquente le plus », confie le jeune homme originaire de Neuilly-sur-Marne (Val-de-Marne). Il faut montrer qu'on n'accepte pas cette violence, qu'on refuse de retourner en arrière. Tout le monde a le droit de profiter de la vie. ».

Le discours parfois prend des accents plus politiques. Laurent, 53 ans, n'est pas homosexuel mais écologiste. « En tant qu'écolo, on a toujours prôné la non violence parce qu'on est d'abord humaniste. On estime que chaque individu a les mêmes droits et chaque vie la même valeur. »

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