Marzouki, un président à poigne pour la Tunisie

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Élu lundi à la tête du pays, ce médecin formé en France tient sa revanche après de longues années d'opposition et d'exil.

D'abord, c'est un visage. Basané, taillé à la serpe. Puis une mécanique intellectuelle. Épatante. En résumé, un orgueilleux Bédouin de 66 ans qui parle un français châtié débité à la vitesse d'un TGV. Il faut dire que Moncef Marzouki, chef du Congrès pour la République (gauche nationaliste), investi hier président de la République tunisienne, a vécu plus du tiers de sa vie en France. Comme étudiant et médecin dans un premier temps. Quinze années à Strasbourg, où il décroche son diplôme de neurologie. «Je suis probablement le seul Tunisien de la planète à parler alsacien. Il fallait bien communiquer quand je faisais des remplacements au fin fond des vallées vosgiennes! »

En 1979, il rentre en Tunisie. Professeur de santé publique et président de la Ligue tunisienne des droits de l'homme, c'est-à-dire ennemi public de Ben Ali. En 2001, privé d'emploi et de ressources, il se résout à l'exil. La France de nouveau. Professeur de médecine à ­Bobigny pe

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