Marzouki : « La Tunisie ne plonge pas dans l'islamisme »

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INTERVIEW - S'il met en garde les extrémistes, le président tunisien se dit « scandalisé » par l'image de son pays en France.

Moncef Marzouki, 67 ans, médecin de formation qui a longtemps vécu en France, est président de la République tunisienne depuis décembre 2011.

LE FIGARO. - Vous avez récemment accusé les islamistes d'Ennahda de revenir à des pratiques dignes de l'ère Ben Ali. Y a-t-il dérive autoritaire?

Moncef MARZOUKI. -Je parlerais plutôt de tentation - et de tentative - de mainmise sur un certain nombre de rouages de l'État. Pour la tentation, je leur dis halte! Et pour la tentative, je les avertis que cela ne va pas marcher. Dès qu'on les met en garde, ils reculent. Il existe une tendance, peut-être pas une volonté délibérée, mais une tendance d'une fraction d'Ennahda - car c'est un corps complexe - de reproduire de façon quasi inconsciente les anciennes pratiques. J'ai voulu tirer la sonnette d'alarme en disant que non: si nous sommes là, ce n'est pas pour refaire ce qui a été fait avant, c'est pour faire autre chose, et cela implique de veiller à la neutralité de l'État.

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  • bordo le dimanche 9 sept 2012 à 19:13

    Tu parles ! Et le petage de tronche d'un élu français ? C'étaient des bisounours ? Ils avaient plein de poils en tous cas.