Martinez mal aimé... mais opposant n°1 de Hollande

le , mis à jour à 12:59
9

Il fait la une de tous les journaux, sa moustache est connue jusqu'aux Etats-Unis. Inconnu il y a encore trois mois, Philippe Martinez, le leadeur de la CGT, est aujourd'hui l'homme qui veut mettre la France à l'arrêt, celui qui ose défier Manuel Valls en réclamant officiellement son départ.

 

Sortie de l'ombre en montant en première ligne contre la loi Travail, la bête noire du gouvernement l'est aussi aux yeux d'une bonne partie des Français. S'ils rejettent massivement la réforme sans toutefois soutenir majoritairement le mouvement d'opposition et — tout comme la CGT — veulent son retrait, deux tiers d'entre eux ont une mauvaise image du secrétaire général de la CGT et de son syndicat, révèle notre sondage Odoxa pour « le Parisien » - « Aujourd'hui en France ».

 

Les Français rejettent la CGT comme la loi Travail. Et c'est bien là le paradoxe. Malgré ses faits d'armes -- ou à cause de sa « ligne dure » --, le premier syndicat (qui menace d'être dépassé par la CFDT, fidèle soutien du gouvernement, aux élections professionnelles) a du mal à engranger de la sympathie. « Un rejet qui n'est pas nouveau, et est même remarquablement constant », observe Gaël Sliman, le président d'Odoxa. Repoussoir à droite (15 %), y compris dans les rangs du FN (37 %), plus le curseur de la balance partisane penche bien évidemment du côté de la gauche, plus le leadeur cégétiste trouve grâce à leurs yeux. Dans le bloc des « sympathisants de gauche », Philippe Martinez trouve en effet des soutiens (53 %).

 

Et pourtant, c'est un véritable schisme coupant la majorité en deux qui ressort de ce sondage : avec peu d'affiliés PS (39 %) pour soutenir ouvertement la CGT et son leadeur, alors que les rangs de la gauche de la gauche — extrême gauche, Front de gauche, EELV — lui reconnaissent massivement la stature d'un commandeur pour mener le combat et défendre les salariés (69 %).

 

Contestataire, ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • 2010jpge il y a 6 mois

    C G T et F O :avec quelques %ne font pas la loi !!!

  • 2010jpge il y a 6 mois

    Syndicalistes :oui mais changez de tête vide par une responsable : C G T.

  • g.joly1 il y a 6 mois

    Post effacé : il y a des démocrates ici. Il faut que les grèves et les blocages cessent. Il faut remettre tout à zéro et négocier pour un code du travail qui soit une avancée pour les salariés et en attendant soutenir financièrement les grévistes, qui le sont au nom des 86 % des français opposés à la loi travail telle qu'elle est, pour qu'ils puissent tenir. Versez sur le site sécurisé : lepotcommun (solidarité financière avec les salariés en grève)

  • M940878 il y a 6 mois

    les contribuables n'ont pas à supporter le coût des subventions accordées à ces syndicats de parasites , ils doivent s'auto-financer

  • janaliz il y a 6 mois

    Il va falloir passer à la vitesse supérieure et mettre ces antédéluviens au pas. Si les politiques le veulent, c'est tout simple. Ester en justice compte tenu de l'état d'urgence, et faire comme pour la lutte contre la ma.fia... Suppression de toutes subventions. On verra alors combien de temps ils vont encore em.me.rder le monde !

  • M3866838 il y a 6 mois

    Heureusement qu'il est là pour s'opposer à cette loi anti-motivation, anti économique et même anti libérale puisque le libéralisme c'est créer des conditions justes et stricte pour une concurrence honnête et loyale.

  • pversaul il y a 6 mois

    Le syndicalisme tel qu'il est aujourd'hui est un vrai scandale ... de vrais pompes à fric pour les entreprises.

  • M78543 il y a 6 mois

    C'est donc le contribuable qui finance malgré LUI ..... ces ELUS , depuis des années idem avec la DROITE

  • M78543 il y a 6 mois

    Le soutien financier des syndicats est representé par seulement 4 % des adherents , le restant est pris sur l'allocation de la formation professionnelle ............. ET chaque année , on demande une rallonge à chaque fois accordée.