Martin Fourcade : " Pokljuka n'est plus du tout un site maudit "

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Martin Fourcade : " Pokljuka n'est plus du tout un site maudit "
Martin Fourcade : " Pokljuka n'est plus du tout un site maudit "

Actuellement à Pokljuka en Slovénie où il disputera de jeudi à dimanche la troisième manche de la Coupe du monde de biathlon, Martin Fourcade est revenu lors d'une conférence de presse téléphonique sur ses traditionnelles difficultés de fin décembre.

Martin Fourcade, en général vous connaissez un petit coup de mou fin décembre. Comment abordez-vous donc cette troisième étape de la Coupe du monde, de jeudi à dimanche à Pokljuka ?
Ces difficultés, c’est relatif. L’an dernier, j’étais sur le podium des trois courses. Au début de ma carrière, j’ai eu très peu de réussite ici. J’ai été malade deux fois. Une année, j’avais carrément fait l’impasse sur Pokljuka. Ces dernières années, ça s’est amélioré quand même, j’ai été de plus en plus performant. Il y a plusieurs choses qui peuvent expliquer ces difficultés. D’abord l’enchaînement des courses. Mais aussi le fait que j’aie plus de sollicitations que les autres athlètes car quand on arrive avec le dossard jaune sur la troisième semaine de Coupe du monde, ça signifie qu’on a été l’athlète qui a été le plus sollicité aussi. C’est ma sixième semaine d’affilée de compétition (Fourcade a participé à la Coupe du monde de ski de fond en novembre, ndlr), alors que certains sont à quatre. J’ai fait toutes courses devant, à la bagarre, en me donnant chaque fois à 100%. Forcément, ça se paie un peu. J’espère avoir gardé une petite réserve d’énergie et me faire plaisir ce week-end. Mais je sens que le break, qui est proche, est nécessaire (la quatrième manche de Coupe du monde est prévue du 7 au 10 janvier, à Oberhof, ndlr).

Le fait de n’avoir encore jamais gagné à Pokljuka vous motive-t-il encore plus ?
C’est la seule étape de Coupe du monde que je n’aie jamais gagné. Forcément, c’est un petit challenge, un petit défi. Ce n’est pas un objectif de carrière en soi, mais ça me frustre un peu que ce soit le seul endroit où je n’ai jamais gagné. J’ai quand même cinq podiums ici, ce n’est plus du tout un site maudit, contrairement aux deux premières années.

Vous allez disputer votre première mass-start de la saison dimanche, êtes-vous impatient ?
Forcément. C’est une course qui est super sympa. J’aime bien les courses à la bagarre, je l’ai encore montré samedi. C’est une course où il y a un niveau extrêmement serré car les écarts sont faibles, où tout le monde est très fatigué, et du coup certains athlètes arrivent à tirer leur épingle du jeu. C’est à chaque fois une course qui se joue au couteau, ça a encore été le cas l’an dernier avec un final épique avec Jean-Guillaume (Béatrix) et Shipulin. C’est une course que j’attends, car quand on fait du biathlon, c’est le genre de courses pour lesquelles on s’entraîne toute l’année. C’est une course très agréable à courir. Mais d’ici là, il y a un sprint qui est très important pour moi, et une poursuite que je vais essayer de gérer aux avant-postes. Les stratégies seront différentes sur les trois courses du week-end, car ce ne sont pas les mêmes qualités qui sont demandées. Le sprint, il faut arriver à se placer devant et ne surtout pas passer à travers. Pour la poursuite, il faudra voir le résultat du sprint pour établir la stratégie de la course. Et dimanche, il faudra jeter ses dernières forces dans la bataille.

Vous vous disiez fatigué le week-end dernier, comment allez-vous ?
La séance du jour s’est bien passée. Les trois jours de repos m’ont fait du bien. Mais comme souvent, j’attends le verdict de la course pour être un peu plus précis sur mes sensations.

 

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