Martin Fourcade : " Les Mondiaux d'Oslo me tiennent à coeur "

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Martin Fourcade : " Les Mondiaux d'Oslo me tiennent à coeur "
Martin Fourcade : " Les Mondiaux d'Oslo me tiennent à coeur "

En marge de la présentation des équipes de France de ski, Martin Fourcade s'est confié sur sa préparation, sa pige en ski de fond et ses objectifs pour la saison à venir. Il concède que les Mondiaux d'Oslo sont une de ses priorités.

Martin Fourcade, votre début de saison dernière a été perturbé par une mononucléose. Cette année, vous repartez en pleine forme ?
Oui, un début de saison un peu compliqué l’an dernier, du coup, cette année, j’ai eu la possibilité de mettre en place ce que je voulais à l’entraînement, de pouvoir travailler, améliorer les points que je souhaitais améliorer donc, ça, c’est un gros plus par rapport à l’an passé.

Deux objectifs cette saison avec le ski de fond pour pimenter un peu la saison...
Deux objectifs cette saison avec le biathlon et le ski de fond. Mais ça ne sera que sur une seule compétition en début de saison. C’est avant tout me tester, tester quelque chose de nouveau mais les objectifs principaux restent en biathlon.

Pourquoi le ski de fond spécifiquement ? C’est un défi supplémentaire, une autre manière de préparer le biathlon ?
C’est déjà une volonté de progresser. Ensuite, un défi en soi car c’est quelque chose qui sera, quoi qu’il en soit, pas facile. C’est un réel désir depuis que je suis tout petit. Ce sont tous ces facteurs cumulés.

Pas de volonté de marquer l’histoire du biathlon

Quand on a tout gagné comme vous, qu’est-ce qu’on attend encore ?
On se fait plaisir. C’est sûr que la démarche n’est pas celle de vouloir gagner quelque chose que je n’ai pas gagné. C’est plus de continuer à me faire plaisir, continuer à avoir pour motivation cette envie de victoire. Pour le moment, je l’ai donc pourquoi arrêter !

L’envie de marquer un peu plus l’histoire de son sport ?
Non, c’est une conséquence mais en aucun cas une volonté. Toujours autant de plaisir, de motivation. La volonté de marquer l’histoire de mon sport, elle n’est pas là. C’est quelque chose d’un peu mégalo, je trouve. Je suis là pour prendre du plaisir pour moi, d’essayer d’en donner. Aujourd’hui, c’est moi. Demain, quand j’aurai arrêté, il y en aura d’autres. Il n’y a vraiment pas de désir de marquer l’histoire de mon sport. Par contre, de m’imposer à chaque fois que je prends une victoire, ça, c’est plus un réel objectif.

Objectif Oslo

Quel est votre objectif cette saison ?
L’objectif de cette saison est double : le classement général de la Coupe du monde car ça signifiera que j’aurai été le meilleur athlète sur toute la saison et les championnats du monde à Oslo qui sont un événement que j’ai coché car ça risque d’être des Mondiaux splendides et qui, du coup, me tiennent énormément à cœur.

Oslo, c’est la Mecque du biathlon...
Oslo est une place forte dans le nordique en général, dans le biathlon. Du coup, en termes d’ambiance, il y aura énormément de monde. En termes d’exposition de l’événement, ça sera vraiment le point fort de la saison.

Un regret : l’absence de manche de Coupe du monde en France

Quand vous voyez la France qui se porte candidate à l’organisation des championnats du monde de ski alpin en 2023, est-ce que vous vous dites « à quand pour nous ? » ?
Une épreuve de Coupe du monde, ça serait pas mal, avant de parler des championnats du monde. Mais là où je suis déçu, c’est qu’on a de super sites et de belles qualités d’organisateurs à faire valoir. On a une génération d’athlètes qui est quand même sur le devant de la scène mais la Fédération Internationale ne nous accorde pas cette Coupe du monde régulière qu’on mérite.

C’est un vrai coup de gueule que vous poussez car c’est vrai que ça manque ?
Je ne sais pas si c’est un coup de gueule mais c’est vrai que c’est quelque chose qui me chagrine et que j’aimerais faire évoluer dans le futur. Après, en étant sportifs, il y a plein de combats à mener. On ne peut pas tous les mener, on essaye avant tout de se concentrer sur la performance sportive. C’est ce qu’on me demande avant tout. Je crois qu’il y a des gens à la Fédération, plus en coulisses, qui poussent derrière pour obtenir les succès pour l’organisation d’étapes. J’aimerais pouvoir courir plus régulièrement à la maison.

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