Martin Djetou : "Malheureusement, des personnes ont brisé ma carrière".

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Martin Djetou : "Malheureusement, des personnes ont brisé ma carrière".
Martin Djetou : "Malheureusement, des personnes ont brisé ma carrière".

Martin Djetou n'est pas fauché mais il a dû se battre pour garder ce qu'il avait gagné. L'ancien international revient sur une longue carrière, pas simple du tout. Entre un titre mondial qui lui échappe, la roublardise de Sam Allardyce et les magouilles de Parme. Attention, long entretien. Qui aurait pu être bien plus long encore.
La carrière de Martin Djétou, on a l'impression qu'il y a un avant France 98 et un après. On se trompe ? 1998 m'a fragilisé je pense. C'était dur, ça m'a fait mal parce que d'après les dires d'Aimé Jacquet, on comptait sur moi. Et quelques années plus tard, j'aperçois sur Canal Plus qu'il ne prenait aucune décision sans ses joueurs cadres. J'étais en concurrence avec Deschamps et Desailly, les deux postes auxquels je pouvais prétendre. Même ceux qui ne comprennent rien au football savent ce qu'ils ont fait en équipe de France: deux monuments du football. Il aurait fallu tout bonnement me laisser et dire que je pouvais palier à une blessure. J'ai mis du temps à m'en remettre.
Paraît que la nuit parisienne t'a rencontré après cette exclusion du futur groupe champion du monde J'avais pas les mots pour m'exprimer. Avec mon beau-frère, on a déposé Lamouchi qui devait aller chez sa soeur. On a fait un pub sur les Champs et on ne s'est plus croisés. Moi, j'ai fait une semaine de fête, de n'importe quoi à Paris avec mon beau-frère, mon armoire derrière moi. Je connais pas très bien Paris mais on a fait toutes les boites qui bougent bien. J'ai croisé Carlos, des joueurs de basket, de hand, de volley, une semaine de n'importe quoi, pour évacuer ma colère. Après, je fais la reprise avec Monaco.
On parle souvent de cette place piquée à Desailly lors d'un repas avant votre éviction. C'est anecdotique ou pas ça ? En Espoirs, je cotoyais Wiltord et Makelele. Donc je m'asseois à côté d'eux, vu que la place est libre par réflexe. Desailly arrive en retard et exige que je change de place. Je l'ai mal pris, surtout quand tout le monde rigole dans le groupe et que toi, tu ne sais pas pourquoi, ça l'a fout mal... Mais je n'ai jamais eu d'autres histoires avec ce groupe.
T'as réussi à vibrer quand même un peu, pendant ce Mondial ? A fond. Pour la finale, j'étais chez ma belle-mère. On a cassé toute la vaisselle avec les jeunes du petit village de Frisenheim, en Alsace. Une vaisselle qu'on n'a jamais remboursée d'ailleurs. Je l'appelle le village des cochons parce que ça pue. Des hommes politiques viennent chasser là-bas. C'était sympa, j'avais les marques bleu-blanc-rouge sur le visage. Voilà, le sport, c'est...


La carrière de Martin Djétou, on a l'impression qu'il y a un avant France 98 et un après. On se trompe ? 1998 m'a fragilisé je pense. C'était dur, ça m'a fait mal parce que d'après les dires d'Aimé Jacquet, on comptait sur moi. Et quelques années plus tard, j'aperçois sur Canal Plus qu'il ne prenait aucune décision sans ses joueurs cadres. J'étais en concurrence avec Deschamps et Desailly, les deux postes auxquels je pouvais prétendre. Même ceux qui ne comprennent rien au football savent ce qu'ils ont fait en équipe de France: deux monuments du football. Il aurait fallu tout bonnement me laisser et dire que je pouvais palier à une blessure. J'ai mis du temps à m'en remettre.
Paraît que la nuit parisienne t'a rencontré après cette exclusion du futur groupe champion du monde J'avais pas les mots pour m'exprimer. Avec mon beau-frère, on a déposé Lamouchi qui devait aller chez sa soeur. On a fait un pub sur les Champs et on ne s'est plus croisés. Moi, j'ai fait une semaine de fête, de n'importe quoi à Paris avec mon beau-frère, mon armoire derrière moi. Je connais pas très bien Paris mais on a fait toutes les boites qui bougent bien. J'ai croisé Carlos, des joueurs de basket, de hand, de volley, une semaine de n'importe quoi, pour évacuer ma colère. Après, je fais la reprise avec Monaco.
On parle souvent de cette place piquée à Desailly lors d'un repas avant votre éviction. C'est anecdotique ou pas ça ? En Espoirs, je cotoyais Wiltord et Makelele. Donc je m'asseois à côté d'eux, vu que la place est libre par réflexe. Desailly arrive en retard et exige que je change de place. Je l'ai mal pris, surtout quand tout le monde rigole dans le groupe et que toi, tu ne sais pas pourquoi, ça l'a fout mal... Mais je n'ai jamais eu d'autres histoires avec ce groupe.
T'as réussi à vibrer quand même un peu, pendant ce Mondial ? A fond. Pour la finale, j'étais chez ma belle-mère. On a cassé toute la vaisselle avec les jeunes du petit village de Frisenheim, en Alsace. Une vaisselle qu'on n'a jamais remboursée d'ailleurs. Je l'appelle le village des cochons parce que ça pue. Des hommes politiques viennent chasser là-bas. C'était sympa, j'avais les marques bleu-blanc-rouge sur le visage. Voilà, le sport, c'est...


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