Martial n'a pas eu voix au chapitre

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Martial n'a pas eu voix au chapitre
Martial n'a pas eu voix au chapitre

On attendait beaucoup d'Anthony Martial. Trop sans doute. L'attaquant monégasque a souffert, manquant de bons ballons pour se mettre en évidence. Dans l'autre camp, Alvaro Negredo a lui, su faire la différence en solo.

On attendait, espérait, Anthony Martial. Et on a vu Alvaro Negredo. Et ce fut une surprise de voir l’attaquant espagnol aligné dans cette configuration de match à la place de Paco Alcacer, mais au bout de quatre minutes le choix de Nuno, l’entraîneur visionnaire de Valence, a été validé. Un lob parfait de Negredo consécutif à une relance catastrophique de Fabinho vers sa défense centrale a montré que l’ex joueur de Manchester City n’était pas cuit. Actif, le Valencian a été à l’image de son équipe. Particulièrement actif et mobile. Au moment de sa sortie, il avait parcouru 5, 22 kilomètres soit plus qu’Anthony Martial qui n’avait gambadé que 4,6 kilomètres. Au-delà de son but, Negredo a symbolisé un Valence conquérant jusqu’à sa sortie qui a pressé les relanceurs monégasques. Un choix payant pendant 60 minutes. Car après la sortie de Negredo, Valence a souffert physiquement…  Une simple coïncidence ?

Martial était bien trop seul

Anthony Martial a donc été un peu moins actif que son adversaire et a également eu beaucoup plus de déchet, ratant une passe sur deux là où Negredo  parvenait les deux tiers du temps à servir ses partenaires. S’ils ont cadré autant de tirs, l’Espagnol a su lui tromper le gardien adverse. Mais peut-on condamner Martial pour autant ? Certes il fut moins dévastateur qu’à aller face à une défense de Valence qui a serré les boulons afin d’éviter que le Monégasque soit en position de prendre de la vitesse balle au pied. Mais surtout, l’avant-centre françaisétait bien trop esseulé offensivement pendant une bonne partie de la rencontre. Les joueurs chargés de l’alimenter, certes bien pris par le positionnement tactique et le pressing des coéquipiers de Sofiane Feghouli, ont été transparents dans le jeu. Et si on espérait beaucoup de Martial, s’il était déjà du niveau de Messi, Ronaldo ou même Benzema, cela se saurait.

Des regrets tout de même...


En l’absence de Joao Moutinho, Bernardo Silva, même s’il est impliqué sur le but de Raggi, sans doute en commettant une petite faute (quand on repense au penalty oublié à l’aller pour Monaco, on l’excusera volontiers) n’a pas eu son rendement habituel. Cavaleiro non plus n’a rien réussi. Quant à Dirar et Pasalic ils n’ont pas eu non plus leur mot à dire. Restait du coup les coups de pied arrêtés. Un premier a permis indirectement à Raggi d’égaliser, puis un second dans le deuxième acte a offert la chance à Echiejile de scorer le 2-1. Restaient ensuite les jokers Lemar et Carrillo pour réveiller cette équipe. Mais malgré leur bonne volonté, jamais Martial n’a pu être dangereux dans le money-time. Ce qui coûte cher à Monaco et laissera un goût amer dans les bouches. Entre l’erreur d’arbitrage de l’aller, les fautes de concentration défensives des uns et des autres à l’aller comme au retour,la domination de la seconde période, Leonardo Jardim aura des regrets car face à un bon Valence, la jeune équipe monégasque n’était pas loin de décrocher la timbale.

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