Martel : "Marine Le Pen ne dérape jamais"

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Philippe Martel chez lui à Paris, le 9 novembre 2013.
Philippe Martel chez lui à Paris, le 9 novembre 2013.

Il peut s'en passer, des choses, au cours d'un déjeuner. Un proche d'Alain Juppé peut par exemple se changer, par une recette inattendue, en proche de Marine Le Pen. Présenté à la présidente du Front national par son camarade de promotion à l'ENA, Paul-Marie Coûteaux, Philippe Martel, ex-militant du RPR qui n'avait jamais voté FN, a ainsi décidé de rejoindre le parti d'extrême droite. Lui qui avait dirigé le cabinet du maire de Bordeaux au Quai d'Orsay dirigera désormais celui de la candidate frontiste. Une belle "prise" pour le FN, qui cherche toujours à prouver son professionnalisme et à renforcer sa crédibilité. C'est d'ailleurs la première mission de Martel, chargé d'apporter son expérience "technique" sur "comment faire tourner un parti au quotidien" et d'aider au recrutement "de contributeurs pointus dans tous les domaines" grâce à ses nombreux réseaux. Le Point.fr : Pourquoi cette "conversion" au FN ?

Philippe Martel : Je ne me suis pas réveillé un matin en me disant, mais bien sûr, il faut rejoindre le Front national. Ça a été une lente évolution. La première chose, c'est la présidentielle de 2002. J'ai voté Chirac, mais j'ai été troublé par les réactions hystériques à l'arrivée de Le Pen au second tour. Le refus du débat, cet anathème jeté sur quelques millions d'électeurs, j'ai trouvé ça profondément antidémocratique. Ensuite, il y a eu chez moi une prise de conscience de ce qu'était en train de...

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