Marseille, victime du «néobanditisme»

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INTERVIEW - Les règlements de comptes se multiplient dans la cité phocéenne. Le procureur de la République Jacques Dallest décrypte la situation.

Fauchées par des rafales de kalachnikov, retrouvées calcinées ou criblées de projectiles de gros calibre dans leur voiture... Depuis le début de l'année, treize personnes ont trouvé la mort dans une série de règlements de comptes souvent intervenus sur fond de trafic de stupéfiants. La Cité phocéenne s'enlise dans la violence. Jacques Dallest, procureur de la République, décrypte la montée en puissance des nouveaux caïds qui ensanglantent la ville.


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LE FIGARO. - Les règlements de comptes qui endeuillent Marseille n'en font-ils pas une ville à part?

Jacques DALLEST. - Marseille n'est pas la ville la plus criminelle du monde, mais elle figure parmi les cinq plus touchées en France. C'est l'une des plus pauvres, avec un taux de chômage élevé et un brassage de communautés très variées. Sans banlieue mais intégrant des quartiers sensibles, elle s'étend sur 24 000 hectares, soit l'équivalent de Paris et Lyon r

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  • LeRaleur le lundi 28 mai 2012 à 19:52

    La police n'a qu'à attendre et poursuivre ceux qui resteront.