Marseille, la peur au ventre

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Marseille, la peur au ventre
Marseille, la peur au ventre

Du c?ur et de l'envie. Le message était pourtant clair et avait été soigneusement passé par le staff et les joueurs marseillais toute la semaine. Tel était le plan de jeu pour lutter contre les stars du PSG. Ce lundi, cela fait plutôt sourire au lendemain d'un Clasico pour le moins décevant côté marseillais. Car si la première demi-heure a été plutôt correcte, c'est après l'ouverture du score que tout s'est gâté. De manière incompréhensible d'ailleurs. Comme si l'avantage au score et au nombre après l'expulsion de Thiago Motta avait paralysé cette équipe marseillaise. La raison est simple : l'OM s'est présenté dimanche au Vélodrome avec la peur au ventre. Celle qui vous empêche de vous transcender, qui vous fait déjouer et qui transforme en insurmontables les gestes les plus simples. Car c'est bien dans la tête que ce Clasico s'est joué. Techniquement, le PSG n'a guère rien montré de mieux que l'OM, c'est une évidence mais ce PSG-là, que l'on disait obnubilé par l'argent et parfois gangrené par les caprices de ses divas, a donné une bonne leçon tactique et physique à son meilleur ennemi. Le c?ur était parisien.

Un problème physique ?

Pire, en face, les joueurs d'Elie Baup ne se sont même pas montrés à la hauteur du Vélodrome. Qu'ils ont même réussi à éteindre peu à peu par leur apathie et leur manque d'envie. « L'OM trop petit face à Paris », titre la Provence ce lundi matin comme pour piquer au vif la formation phocéenne. On ne peut qu'abonder dans le sens du célèbre quotidien provençal après la piètre prestation olympienne. Certains évoqueront un déficit physique après le match de Ligue des Champions de la semaine. Mais Paris a lui aussi livré sa bataille hebdomadaire contre le Benfica Lisbonne. Et a même bénéficié d'un jour de repos en moins. Et s'il est vrai que l'effectif parisien est plus fourni que celui de l'OM, Laurent Blanc avait fait confiance aux mêmes éléments qui ont ridiculisé les Lisboètes mercredi soir. L'excuse ne tient donc pas. Surtout pour un Clasico où l'on se doit de se donner sans retenue. La vérité est ailleurs. Et plusieurs éléments sont venus offrir quelques signes avant-coureurs.

Elie Baup moribond sur son banc

Déjà cette propension à vouloir placer le PSG comme favori en se faisant passer pour le Petit Poucet. On rappellera tout de même que l'OM a le troisième budget de France avec 125 millions d'euros. Le fossé financier s'est certes creusé depuis l'arrivée des Qataris mais il n'y a pas de gouffre comme on voudrait nous le faire croire. Cela ne tient pas. L'attitude d'Elie Baup interroge également. Le coach olympien semble trouver des excuses à la jeunesse de son effectif. Mais en face, ce n'était guère plus vieux. Et où était passé le guerrier que l'on voit habituellement sur le banc de touche marseillais ? Porté disparu. On a rarement vu Baup aussi calme et à la limite de la résignation en seconde période face à l'apathie de sa formation. Comme s'il savait qu'il n'y avait rien à faire. Ses joueurs sont d'ailleurs allés dans son sens en ne proposant rien pour inverser la tendance. Au contraire, ils ont même tendu le bâton pour se faire battre. En face, le PSG a joué avec les tripes comme le confirmeront Blaise Matuidi et Laurent Blanc. « L'argent ne fait pas le bonheur, l'OM si ! », affirmait une banderole dimanche dans les tribunes du Vélodrome. Un slogan qui ne fait pas recette ce lundi sur le Vieux Port.

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