Marseille : il refuse qu'on débranche son enfant

le , mis à jour à 09:56
0
Marseille : il refuse qu'on débranche son enfant
Marseille : il refuse qu'on débranche son enfant

Pour sa famille, les clignements d'yeux et les mouvements de Marwa, une petite fille de 1 an tout juste, sont des signes d'espoir. Pour les médecins marseillais de l'hôpital de la Timone, ils ne sont que des réflexes qui ne prouvent pas un état de conscience.

 

Victime d'un virus foudroyant qui a causé de sévères troubles neurologiques et la défaillance de plusieurs organes dont le cœur, la petite Niçoise est hospitalisée depuis le 25 septembre à Marseille où elle a été placée en coma artificiel. Le 4 novembre, une réunion éthique du service hospitalier a proposé à l'unanimité de cesser les soins autres que de confort, et de débrancher l'appareil respiratoire qui la maintient en vie.

 

«Selon les médecins, ce serait de l'acharnement thérapeutique»

 

 

Cette délibération a scandalisé Mohamed Bouchenafa, le père de la petite fille, qui a saisi hier en référé-liberté le tribunal administratif de Marseille. « Les parents voient leur enfant bouger, mais cela ne signifie pas qu'il y ait un état de conscience, ni qu'il n'y ait pas de dommages neurologiques irréversibles », explique Me Christel Schwing, une des avocates de l'Assistance publique-Hôpitaux de Marseille (AP-HM). « Cette patiente ne pourra pas garder longtemps son appareil respiratoire. À terme, il faudra une trachéotomie. C'est une opération lourde, avec un taux de mortalité de 20 % et des complications qui peuvent être très sévères. Selon les médecins de l'AP-HM, ce serait de l'acharnement thérapeutique. »

 

« L'équipe médicale se tient à disposition pour maintenir le dialogue avec la famille. Les parents doivent participer à la décision », ajoute son confrère, M e Thomas Callen. Car, insiste la défense de l'AP-HM, aucune décision n'a été encore été prise. La famille Bouchenafa est au contraire persuadée que les médecins ont déjà scellé le sort de Marwa. « Un docteur m'a dit qu'ils lui laisseraient passer son ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant