Marseille : autopsie d'une déroute annoncée

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Patrick Mennucci, candidat du PS défait dimanche soir.
Patrick Mennucci, candidat du PS défait dimanche soir.

Au PS, il y en a qui disent que la défaite du 21 avril 2002 était l'épilogue d'une campagne qui avait, au moins, de "l'entrain". Que cette fois, à Marseille, en mars 2014, s'achève simplement une histoire perdue d'avance, morose et déchirante pour la gauche, tant elle se résume en un mot : gâchis.

Ce résultat ravive de douloureux souvenirs, il dit surtout l'aveuglement. Personne n'a vu venir le tsunami. Les socialistes se disaient que les Marseillais ne voudraient plus de Jean-Claude Gaudin, dix-huit ans de règne sur le Vieux-Port au compteur. Ils se disaient que les Marseillais voudraient changer, alors que la ville fait la une pour sa violence, qu'elle est coupée en deux, entre les quartiers touristiques et les quartiers nord, que le chômage touche 13,3 % de la population d'après l'Insee, que 25 % des habitants vivent sous le seuil de pauvreté.

Preuve de leur désarroi face au verdict des urnes, les socialistes cherchent un coupable. Patrick Mennucci le désigne dès le soir du premier tour, alors qu'il est devancé par le FN : "Les électeurs ont voulu sanctionner le gouvernement." Samia Ghali, la seule à gauche à finalement conserver sa mairie de secteur, renchérit : "Il fallait être naïf pour penser que les Français n'allaient pas faire payer au gouvernement la politique qu'ils ne comprennent pas."

"Il ne faut pas déconner"

Au gouvernement, on s'étrangle. Et on explique la défaite...

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