Maroc : polémique autour de l'achat de terrains à prix cassés par des ministres

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Maroc : polémique autour de l'achat de terrains à prix cassés par des ministres
Maroc : polémique autour de l'achat de terrains à prix cassés par des ministres

Militant de la société civile et membres de l'opposition ont demandé une enquête sur un scandale d'Etat qui enfle depuis quelques jours au Maroc. Selon le site indépendant d'information Lakome2, des personnalités publiques auraient pu s'offrir des terrains à Rabat d'une superficie de 3000 à 5000 m² pour un prix de 350 dirhams marocains (32 euros) le m², alors que la valeur du m² s'élève normalement à 25000 dirhams (2300 euros).

 

Parmi les bénéficiaires de ces tarifs très avantageux figurent notamment les ministres de l'Intérieur et des Finances, des conseillers du roi, un général et le patron de Télécom Maroc. 

 

 

Les deux ministres concernés avaient réagi dimanche à ces informations affirmant dans un communiqué que «ce terrain faisait partie d'un lotissement résidentiel destiné aux fonctionnaires et serviteurs de l'Etat». Ils ont dénoncé «une campagne tendancieuse» dirigée par «un parti politique et des médias qui lui sont favorables», en allusion au parti islamiste Justice et développement (PJD) du chef du gouvernement Abdelilah Benkirane qui dirige une coalition gouvernementale dont les deux ministres sont indépendants.

 

Un débat moral

 

Face au scandale, les défenseurs des dignitaires incriminés avancent que les conditions d'acquisition de ces biens sont légales. En vertu d'un décret, une partie du parc foncier du Royaume est en effet réservé « aux fonctionnaires et serviteurs de l'Etat » à des conditions favorables.

 

 

C'est donc sur le terrain moral que la gronde monte, dans un pays pauvre où la classe politique bénéficie de nombreux privilèges. Des membres de la société civile et de l'opposition ont lancé une campagne de protestation et de moqueries sur les réseaux sociaux, dénonçant une affaire qui divise les Marocains en «serviteurs et ennemis de l'Etat». «Nous aussi nous sommes des serviteurs de l'Etat et nous voulons un terrain ...

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