Maroc: les islamistes partagent le pouvoir dans le nouveau gouvernement

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Maroc: les islamistes partagent le pouvoir dans le nouveau gouvernement
Maroc: les islamistes partagent le pouvoir dans le nouveau gouvernement

Il aura mis plus de deux mois pour présenter son nouveau cabinet, après le départ de six ministres de son principal allié, le vieux parti Istiqlal, en juillet 2013. Le chef du gouvernement marocain, l'islamiste Abdelilah Benkirane, l'a finalisé mercredi soir. Le roi Mohammed VI a donc nommé, jeudi, un nouveau gouvernement conduit par le même Benkirane. La cérémonie officielle a eu lieu au palais royal de Rabat.

Lâché par les ministre de l'Istiqlal, dont le parti lui reproche son «autoritarisme», Benkirane a fini par s'appuyer sur le Rassemblement national des indépendants (RNI), ennemi connu du PJD de Benkirane, en lui offrant plusieurs ministères, dont celui des Affaires étrangères, détenu jusqu'à présent par l'islamiste Saâdeddine El Othmani. Il est remplacé par Salaheddine Mezouar, le chef du RNI. Le poste de l'Economie et des Finances revient à Mohamed Boussaid, indépendant. L'ancien ministre de l'Education, Mohamed El Ouafa, a lui été remplacé par Rachid Belmokhtar.

Six femmes au lieu d'une dans le précédent gouvernement

Ce nouveau gouvernement dont l'annonce a été reportée plusieurs fois comprend six femmes, contre une seule dans l'ancienne équipe. Ce remaniement intervient trois mois après le retrait en juillet dernier de l'Istiqlal, le principal allié des islamistes du Parti justice et développement (PJD) dans l'ancienne coalition gouvernementale.

Le PJD, cantonné durant des décennies dans l'opposition avant de remporter un succès historique lors des législatives de novembre 2011 dans le contexte du Printemps arabe, s'est retrouvé fragilisé par le départ de l'Istiqlal. Le parti a dû faire de sérieuses concessions pour convaincre le Rassemblement national des indépendants (RNI) de faire partie de la nouvelle coalition gouvernementale en obtenant des ministères régaliens.

Le roi Mohammed VI doit s'exprimer, vendredi, devant les députés à l'ouverture de la session d'octobre du Parlement. ...

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